Bientôt des aides pour les indépendants

22 %
Un micro-entrepreneur doit verser un taux de charges sociales de 22%
pour des prestations de services commerciales ou artisanales.

Les travailleurs indépendants, dans lesquels sont rangés les micro-entrepreneurs, se plaignent bien souvent de se sentir isolés.
 

Micro-entreprises : des indépendants souvent livrés à eux-mêmes

Isolés au quotidien, mais aussi et surtout, isolés en cas de difficulté. Et là, c’est un peu la spirale infernale. Comme dit l’adage, “les ennuis, c’est comme les canards, ça vole toujours en escadrille”.

Le schéma est souvent le même : le chiffre d’affaires n’est pas ou plus au rendez-vous, et l’on se débat avec le paiement des cotisations et des charges. Plus l’on se débat, moins l’on consacre de temps à trouver de nouveaux clients ou à s’occuper de ceux que l’on a encore. Et à la fin, tout s’écroule. 

L'URSSAF teste un dispositif d'aides

Autre situation qui montre à quel point tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, la maladie. Eh oui, un indépendant, quand il est malade et ne peut plus travailler, son revenu n’est pas maintenu, loin de là. L’indemnité que va lui verser l’assurance-maladie ne permet jamais de faire fae, il faut puiser dans ses économies quand on en a. Et si c’est d’une longue maladie dont on souffre, alors... c’est la cata, qui se termine parfois par la vente de la maison ou la perte du logement quand on ne peut plus payer le loyer. 

Face à ces situations dramatiques, l’URSSAF teste actuellement un dispositif baptisé “Help”, tout simplement. Il est censé permettre de mobiliser toutes les aides, y compris financières, auxquelles les indépendants ont droit sans savoir qu’elles existent le plus souvent. Pour l’instant, le dispositif fonctionne dans la Marne, mais il devrait très vite être étendu au reste du territoire national.

 

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A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).