Airbus prend davantage de poids dans l'A220

75 %
Airbus possède désormais 75% du programme de l'A220.

Airbus réalise une très bonne affaire en renforçant sa position dans l’A220, l’avion monocouloir du groupe canadien Bombardier.

L’A220, qui s’appelait auparavant CSeries avant la prise de participation majoritaire d’Airbus en 2018, est un avion monocouloir d’une capacité allant de 100 à 150 sièges. Il complète l’offre A320 (150 à 240 sièges) du constructeur européen, sur un segment considéré comme un « levier de croissance clé » par Airbus : il représentera 70% de la demande mondiale future d’avions, selon l’entreprise. L’an dernier, sur les 863 avions livrés, 642 étaient des A320 et 48 des A220. Il ne fait aucun doute que sur les 880 livraisons prévues en 2020, la majorité sera une fois encore des monocouloirs.

L’avenir appartient aux monocouloirs

Devant les difficultés de Bombardier à résorber son énorme dette (plus de 8 milliards de dollars), Airbus a monté sa participation : de 50,06%, elle passe à 75%. Les 25% restants sont désormais détenus par le gouvernement du Québec, qui en possédait déjà 16,36%. En 2026, Airbus pourra acquérir la part de Québec et devenir le propriétaire au complet du programme A220. Quant à Bombardier, il abandonne totalement sa création en échange de 591 millions de dollars. L’avionneur européen empoche de fait un avion très demandé pour une fraction de la dizaine de milliards d’euros nécessaires au développement d’un tel appareil.

168 avions par an

Airbus, qui emploie 3 300 personnes au Québec, va regrouper une partie de la production de l’A220 à Mirabel, près de Montréal. Une ligne d’assemblage est également présente à Mobile, dans l’Alabama. Les capacités de production sont actuellement de 168 avions par an. Le constructeur veut augmenter le rythme de production, tout en réduisant les coûts : des négociations sont déjà en cours avec les fournisseurs pour baisser les factures de sous-traitance.


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