Dans le Bordelais, un millésime 2017 moins réussi à cause du gel

30 %
Dans le Bordelais, certaines propriétés ont vu leurs récoltes
s'effondrer de 30 %.

C’est un grand rituel qui rassemble chaque année à Bordeaux producteurs, négociants, acheteurs, importateurs et autres spécialistes du monde du vin : le coup d’envoi de la Semaine des primeurs vient d’être donné. Cette année néanmoins, la récolte est moins abondante, et les vins sont plus hétérogènes : le gel est passé par là.

Bordeaux : 80 % des grands crus seront écoulés avant le 13 avril 2018

La Semaine des primeurs est un événement immanquable pour tout professionnel du vin travaillant avec les grands crus bordelais. Organisée tous les début avril par L'Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB), cet événement met en musique une spécificité du vignoble bordelais, à savoir la vente des vins en primeur.

80 % environ de la production en « grand cru » est écoulée lors de cet événement. Et tout le monde y trouve son compte. Pour les acheteurs et négociants disposant d’espaces de stockage et prêts à faire affiner eux-mêmes les vins qu’ils auront achetés, c’est un moyen de se procurer la précieuse marchandise avec une importante décote. Quant aux producteurs, le fait de réaliser des ventes le plus rapidement possible leur garantit une trésorerie non négligeable.

Dans les vignobles du Bordelais, les récoltes en baisse de 30 à 40 %

Et la trésorerie, les producteurs en auront bien besoin en ce début 2018. Car les épisodes de gel de fin 2017 sont passés par là, résultat : certaines propriétés, qui commercialisent normalement des grands crus, de bonnes bouteilles, ont vu leur récolte s’effondrer de 30 à 40 %. Sur les 134 adhérents à l'UGCB, six ont même vu leur production réduite à néant. On comprend alors mieux pourquoi une vingtaine de propriétés qui étaient pourtant là en avril 2017 manquent à l’appel cette année.

Les grands crus commercialisés lors de cette Semaine des primeurs représentent moins de 5 % des volumes récoltés dans le Bordelais mais, leur staut de « grands crus » oblige, en termes monétaires ils pèsent au moins 20 % d'une filière qui a généré près de 4 milliards d'euros en 2017.


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