Bourse : Les preuves qu'une bulle se prépare... à exploser ?

Avec une valorisation boursière de 161 milliards de dollars, Facebook
est largement survalorisée en Bourse.

Certains investissements sont tellement peu susceptibles de rapporter quelque chose un jour qu'il vous est préférable d'en rester éloigné. Nous en verrons dix qu'il vous faut absolument éviter selon un critère simple et rapide : le ratio prix-sur-chiffre d'affaires (Price-to-sales ratio ou PSR).


Retournons en arrière, lors de la bulle des années 2000, pour établir quelques comparaisons avec la situation actuelle. Tout cela est inspiré d'une excellente présentation de Zeke Ashton au Value Investing Congress.
Vous vous souvenez peut être que le Nasdaq Composite a perdu 78% de sa valeur entre le pic de 2000 et le plus-bas de 2002. A cette date, Scott McNealy, PDG de Sun Microsystems, avait donné une interview à Business Week.


« Il y a deux ans, lorsque nous cotions 64$, notre action s'échangeait à 10 fois le chiffre d'affaires. A ces niveaux, je devais payer 100% du chiffre d'affaires pour 10 années consécutives de dividendes. Cela suppose qu'il n'y ait pas de coût de vente, ce qui est plutôt compliqué pour une entreprise d'informatique, aucun frais, inenvisageable avec 39 000 employés, mais aussi aucun impôt sur les sociétés. Enfin, cela suppose zéro Recherche & Développement pour les dix prochaines années. Après tout cela, quelqu'un parmi vous souhaiterait-il acheter mes titres à 64$ ? Est-ce que vous réalisez à quel point ces hypothèses de base sont ridicules ? Vous n'avez pas besoin d'un développement ni d'une conclusion... Qu'aviez-vous donc en tête ?


Toujours dans les années 2000, un grand nombre de sociétés s'échangeaient à plus de 10 fois leurs chiffres d'affaires –Sun n'était pas un cas isolé- comme le souligne Zeke. Même Microsoft s'échangeait à 12 fois son chiffre d'affaires et Intel était « sous-valorisé » à huit fois son chiffre d'affaires.


En réalité, pour gagner de l'argent, il fallait vendre à découvert ces entreprises. C'est ce que fit, rappela Zeke, un gérant bien particulier qui avait ouvert un fonds : « Bill Fleckenstein clôtura son fonds "short only" (vente à découvert exclusivement) en décembre 2008, du fait des faibles valorisations », presque au plus bas des marchés qui eut lieu deux mois plus tard, en mars 2009.


Le « short-only » signifie que Fleck gagnait de l'argent lorsque les cours des sociétés s'écroulaient. Et devinez ce qu'il projette de faire à présent ?


Il a récemment annoncé qu'il allait lancer un nouveau fonds « short-only » en 2014 s'enthousiasmant quant aux abondantes opportunités de vente à découvert de sociétés aux valorisations stupides.
Lesquelles ? Il n'est pas difficile de dresser un nouveau portefeuille avec les mêmes caractéristiques que celui de Fleck en 2002 grâce au ratio Valeur d'entreprise sur Chiffre d'affaires (VE/CA), la valeur est ici corrigée du cash et les dettes. Voici la liste que Zeke a compilée :


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En à peine deux mois de temps, les cours de ces sociétés ont en moyenne baissé de 23% alors que nous ne sommes pas dans une période de krach : le S&P 500 atteint régulièrement de nouveaux plus hauts historiques.


« Peut-être que nous ne sommes pas aussi loin de la bulle de 1998-1999 que nous le pensons » dit Zeke. FireEye s'échange toujours à plus de 20 fois son chiffre d'affaires ».


Un conseil : n'achetez jamais aucune de ces sociétés. Si vous le faites, sachez que vous allez très probablement perdre de l'argent même à long terme. Laissez ces titres aux traders qui recherchent des opportunités à très court-terme uniquement. Plus d'analyse de ce genre ? C'est ici et c'est gratuit


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Alexandre Lagny

 

Etudiant de première année en école de commerce, passionné d'économie et de finance depuis plusieurs années, Alexandre Lagny est un contributeur des Publications-Agora depuis plus de six mois dans le cadre d'un stage.