Poutine prêt à un conflit nucléaire?

1,4 MILLIARD $
La Russie va investir 1,4 milliard de dollars entre 2014 et 2016 pour
le renforcement de son arsenal nucléaire.

Poutine a-t-il demandé, comme l’annoncent les Iraniens, au sous-marin lanceur d’engin Rostov-sur-le-Don de préparer des charges nucléaires? L’affligeante campagne des régionales occulte, on le voit, quelques nouvelles bien plus importantes et bien plus graves venues de Russie et de Turquie, ce membre de l’OTAN qui joue double jeu et se transforme à la vitesse grand « V » en foyer de conflit futur.

La Turquie et son casse-tête énergétique

Premier problème: la Turquie ne dispose d’aucune énergie fossile digne de ce nom, en dehors du charbon, et importe donc l’essentiel des ressources énergétiques dont elle a besoin. On ne rappellera jamais assez que la Turquie est la plus grande acheteuse mondiale de gaz russe…

Dans le cadre de la COP 21, le Centre Politique Turc vient de rendre un rapport qui souligne la cherté grandissante de l’utilisation du charbon en Turquie. Le même problème avait été souligné auparavant par Standard’s and Poor. Dans le même temps, Erdogan a annoncé qu’il allait limiter sa dépendance à la Russie en cherchant d’autres fournisseurs de gaz.

Alors que la Turquie abat des avions de guerre russes tout en étant dépendante des fournitures en gaz de Poutine, on imagine l’état des relations entre ces deux pays quand leurs liens énergétiques seront rompus.

La Turquie et l’Europe: ça coince

Les Turcs, dans ce contexte, ont beaucoup apprécié les propos du président tchèque à propos des négociations d’admission de la Turquie dans l’Europe:

“The Roman Empire, before it collapsed, also paid tribute money to barbarians for them not to pilfer its territory” (L’empire romain, avant de s’effondrer, a aussi payé les barbares pour qu’ils ne pillent pas son territoire »).

Ambiance, ambiance!

Bientôt une guerre entre la Turquie et l’Irak?

La Turquie a déployé 300 soldats à Mossoul, en Irak.

L’initiative a moyennement plu aux autorités irakiennes qui ont demandé aux Turcs de plier bagage immédiatement. En réponse, le gouvernement turc demande à ses ressortissants de quitter l’Irak, sauf la partie kurde, bien entendu. Voilà une démarche qui ne promet rien de bon quant aux relations entre les deux pays.

La Turquie et la Russie: ça frite toujours

Parallèlement, les relations entre la Russie et la Turquie ne s’améliorent pas. Lundi, les Turcs ont crisé en accusant les Russes de faire passer un navire de guerre dans le Bosphore avec un missile sol-air sur le pont, prêt à partir. On se demande évidemment pourquoi les Russes pourraient craindre une attaque aérienne de la part de la Turquie: ce n’est pas le genre d’Erdogan.      

La Turquie arme sa frontière avec la Syrie

Parallèlement, les Turcs ont demandé à la société européenne Eurosam de préparer une livraison de missiles sol-air anti-missiles pour sa frontière avec la Syrie. Ces missiles dits SAMP-T devraient se substituer à l’équipement chinois dont la Turquie a finalement décidé de se passer.

L’Iran prête à acheter des chars russes

Dans ce contexte réjouissant, l’Iran vient d’annoncer qu’elle achèterait volontiers quelques chars russes T-90. Ces chars sont des modèles lourds, comparables à nos chars Leclerc, ou aux Abrams américains. Petit problème, l’accord sur le nucléaire iranien interdit à l’Iran, pendant 5 ans, de développer son potentiel offensif.

L’idée d’équiper l’armée iranienne avec des chars russes risque de donner grande satisfaction aux Israéliens…

Poutine prêt à une guerre nucléaire?

Selon le site iranien d’information AWD, Poutine aurait par ailleurs demandé l’armement de l’arsenal nucléaire russe, considérant que les conditions d’un conflit sont désormais réunies. Très précisément, c’est le sous-marin lanceur d’engin Rostov-sur-le-Don qui aurait reçu pour instruction de se préparer à un conflit de type nucléaire du côté de la Syrie. On notera que c’est ce sous-marin qui a frappé Daesh avec des missiles classiques mardi dernier.

Et pendant ce temps, la France est paralysée par la question cruciale des désistements ou non au second tour d’élections régionales qui n’ont aucun impact sur la réalité ni des Français, ni du monde!

Article écrit par Eric Verhaeghe pour son blog


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Eric Verhaeghe

Né en 1968, énarque, Eric Verhaeghe est le fondateur du cabinet d'innovation sociale Parménide. Il tient le blog "Jusqu'ici, tout va bien..." Il est de plus fondateur de Tripalio, le premier site en ligne d'information sociale. Il est également  l'auteur d'ouvrages dont " Jusqu'ici tout va bien ". Il a récemment publié: " Faut-il quitter la France ? "