Covid-19 : les compagnies aériennes perdront 27 milliards d'euros

5,1 %
En 2003, le SRAS avait causé une chute de 5,1% du revenu par
passager-kilomètre chez les compagnies aériennes d'Asie-Pacifique.

L’Association du transport aérien international (IATA) vient de publier sa première estimation de l’impact financier du coronavirus Covid-19 sur les compagnies aériennes : le manque à gagner devrait atteindre 27 milliards d'euros.

Transport aérien : l’essentiel des pertes sera en Asie-Pacifique

Avec l’épidémie du coronavirus Covid-19, les compagnies aériennes réduisent le nombre de leurs vols vers et au départ de la Chine, beaucoup de compagnies aériennes les ont même suspendus totalement. S’y ajoute un effet de panique, un certain nombre de passagers aériens considérant (souvent à tort) que d’autres pays de la région sont également devenus dangereux, d’où une annulation d’un certain nombre de réservations et une chute des nouvelles réservations.

Au total, selon une estimation de l’Association du transport aérien international (IATA), le secteur du transport aérien afficherait donc un manque à gagner de 27 milliards d'euros. De ces 27 milliards d’euros, 25,5 milliards d’euros correspondent aux pertes supposées des compagnies d’Asie-Pacifique. Les compagnies chinoises à elles seules devraient voir leur chiffre d’affaires amputé de 11,7 milliards d’euros sur le marché intérieur.

Transport aérien : la demande baisserait de 8,2% en Asie-Pacifique

Toujours selon les prévisions de l’IATA, en 2020 la demande mondiale de transport aérien baisserait de 4,7%. Dans la région Asie-Pacifique, la diminution de la demande serait de l’ordre de 8,2% (cela, alors même qu’avant le début de l’épidémie du Covid-19 la croissance des transporteurs de la région pour 2020 était prévue à +4,8%).

Quoi qu’il en soit, l’IATA s’attend à ce que l’impact du Covid-19 ait une forme de V, comme c’était le cas pour le SRAS en 2003. Cette courbe était caractérisée par une période de six mois de fort déclin de la demande, suivie par une période équivalente de reprise. (À l’époque, le SRAS avait causé une chute de 5,1% du revenu par passager-kilomètre chez les compagnies aériennes d’Asie-Pacifique.)


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