Croissance : 1,6 % en 2017 pour la Banque de France

4 MILLIARDS €
La France risque une amende de 4 milliards d'euros si son déficit
public est supérieur à 3 % fin 2017.

C’est la question que tout le monde se pose depuis des années maintenant : la croissance est-elle de retour ? 10 ans après la crise des subprimes, qui a explosé entre 2007 et 2008, ce pourrait bien être le cas. Ce n’est pas encore une croissance capable de résoudre tous les problèmes de la France mais il semblerait bien que les choses iront de mieux en mieux.

La Banque de France y croit : 1,6 % de croissance en 2017

Mercredi 9 août 2017 la Banque de France a dévoilé ses dernières prévisions de croissance pour la France pour l’année 2017. Généralement pessimiste afin de ne pas donner trop d’espoir aux Français et au gouvernement, la Banque de France publie des prévisions régulièrement en dessous de celles du gouvernement. Un peu comme le FMI ou l’Insee.

Cette fois, néanmoins, il semblerait que tout le monde soit d’accord : que ce soit le FMI, l’Insee, le gouvernement ou, désormais, la Banque de France, tout le monde table sur une croissance de 1,6 % pour 2017. Une réussite pour Emmanuel Macron qui la doit à son prédécesseur, le nouveau Président n’ayant pas encore mené de réformes structurelles permettant d’augmenter la croissance de manière visible.

Le risque du déficit public reste entier

Si la Banque de France est désormais en phase avec le gouvernement, cela n’empêche pas que la France risque encore et toujours une amende de la part de Bruxelles. Le Pacte de Stabilité signé entre les pays de l’UE prévoit un déficit public de 3 % maximum et la France s’est engagée, avant l’élection de mai 2017, à avoir un déficit de 2,7 % fin 2017.

Le gouvernement n’y croit plus à cette promesse : il vise désormais la barre des 3 % afin d’éviter l’amende de Bruxelles, et rien de plus. Pour ce faire il a lancé des économies d’échelle comme la très controversée baisse des APL de 5 euros par mois.

Selon les calculs de Bercy ces réformes de dernière minute devraient permettre de compenser les dernières réformes non budgétisées de l’ère Hollande et éviter que le déficit de la France soit supérieur à 3 % fin 2017 faut de quoi Pierre Moscovici, Commissaire européen aux Affaires Economiques, va notifier une amende pouvant atteindre 4 milliards d’euros à Bruno Le Maire, ministre de l’Economie.


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