Dette Covid : Bruno Le Maire compte sur les entreprises pour la rembourser

215 MILLIARDS ?
En 2020, la dette publique a augmenté de 215 milliards d'euros.

La crise sanitaire continue mais la question du remboursement de la dette qu'elle a engendré se pose déjà. Pour ce faire, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, compte sur les entreprises.

Le remboursement de la dette Covid par les entreprises

Le « quoi qu'il en coûte » couplé à la crise sanitaire a engendré une dette publique conséquente qu'il faudra rembourser. Le ministre de l'Économie a proposé, lundi 22 mars 2021, des solutions aux députés. Il propose notamment de s'appuyer sur les entreprises pour accélérer le remboursement de la dette Covid.

Ainsi, lors du débat sur la dette ayant lieu à l'Assemblée nationale, Bruno Le Maire a proposé une solution : « Si demain (…) les entreprises renouent avec la croissance, ont une croissance supplémentaire, et donc que les recettes de l'impôt sur les sociétés augmentent, est-ce qu'il ne serait pas efficace, est-ce qu'il ne serait pas juste, de consacrer une part de l'augmentation de cet impôt sur les sociétés (…) au remboursement de la dette Covid ? ».

Pour le ministre, cette solution est la plus juste puisque les entreprises ont été les principaux bénéficiaires des aides ayant conduit à la formation de la dette Covid. « Nous avons permis aux entreprises de résister à cette crise. (…) Les entreprises vont rendre ce qu'elles ont réussi à obtenir grâce à la protection de l'État »,  a estimé Bruno Le Maire.

Pas d'annulation de la dette Covid en prévision

La crise sanitaire a eu un effet plus que néfaste sur la dette publique. Cette dernière représente en 2020, 120% du PIB soit une hausse de 215 milliards d'euros par rapport à l'année précédente. Une hausse considérable, dont 75 milliards sont dus aux organismes sociaux et seront remboursés grâce à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) et à un prolongement de certains prélèvements comme la CRDS.

Devant les députés, le ministre de l'Économie a une nouvelle fois refusé d'envisager une hausse des impôts pour juguler la dette. Il a également réitéré son refus d'annuler tout ou partie de cette même dette, estimant qu'il s'agissait d'une décision « inutile » et « dangereuse ».


A découvrir