Diminuer la pollution et fluidifier la circulation en ville, c'est possible rapidement

Je viens d’apprendre qu’Audi vient de trouver une application qui permet de régler la conduite automobile  pour passer toujours au vert sans attente. Les nouvelles Audi vont être équipées du système ACNI :« Audi Connect Navigation et Infotainment ». Un système similaire de feux de navigation urbain existe déjà aux Etats-Unis. Audi avait déjà innové avec les Audi e-tron qui règlent leur vitesse à l’approche des feux.

Retarder les feux piétons

Mais il pourrait y avoir une autre solution n’impliquant pas les véhicules. Une décision nationale pour améliorer fortement la fluidité, diminuer la pollution, les accrochages, les accidents corporels

La première solution : Il suffit à chaque croisement, de retarder le vert des piétons, bus, vélos... de quelques secondes (Durée à adapter) pour permettre aux véhicules tournant à gauche ou à droite de passer en priorité, dégageant ainsi l’attente de toute la file au feu. Cela permet de supprimer les coups de freins intempestifs lorsqu’un piéton, un vélo passent précipitamment, avec risque de collision arrière et piétons accrochés.

Si tous les feux piétons étaient ainsi retardés, la pollution pourrait certainement diminuer de 15 à 20%, avec moins de stress, d’énervements, de mauvaise humeur, causes de maladies, etc…

La deuxième solution, comme certains pays l’ont adopté : Pas de tourne à gauche pour les voitures dans tous les tronçons ou cela est possible. C’est-à-dire que vous tournez à droite trois fois pour vous retrouver en ligne droite au feu.

C’est encore plus favorable pour les rues à double sens voitures. Il n’y aurait plus de blocage de file de gauche, plus besoin de mini file de décrochement sur la gauche et même d’aménagement d’ilot surélevé.

Autre possibilité qui arrangerait la circulation des bus dans leur couloir autorisé aux vélos.

Etablir une piste vélos à gauche du bus. Les chauffeurs sont très dérangés dans leur conduite par les vélos qu’ils doublent sans cesse, obligés de doubler des vélos qui se dépassent et d’attendre après arrêt pour redémarrer qu’il n’y ait plus de vélo à leur gauche. Cela permettrait le respect des horaires, la fluidité de leur conduite, ainsi qu’aux taxis, ambulances, pompiers, police en libérant complétement le passage.

Faire rouler les vélos à gauche dans les rues à sens uniques 

Autre possibilité d’amélioration : Faire rouler les vélos à gauche dans les rues à sens uniques (Cela existe déjà dans quelques villes et pays étrangers).

Avantage : Les voitures restant sur la droite n’ont plus à doubler les vélos et ont ainsi une trajectoire rectiligne (moins d’accrochage).

Les vélos n’ont presque plus à se soucier des portières qui s’ouvrent et de déchargement de valises et autres objets transportés. Car à gauche, le chauffeur sort côté trottoir, sachant que le taux d’occupation des véhicules en ville et surtout pour les déplacements trajet-travail est de 1,1 à 1,2, les risques d’ouverture de portière à gauche sont minimes.

Encore mieux, les vélos à contre sens à gauche, verraient les voitures arriver en face et en cas d’ouverture de portière ce serait moins dangereux, puisque celle-ci serait dans le sens de fermeture.

Constat : La seule piste cyclable dans les rues à sens unique serait bien mieux à gauche qu’à droite. Il y aurait moins de véhicules stationnés sur les pistes cyclables.

Autre gain et amélioration : Les travaux de voirie (gaz, eau, électricité, téléphone, fibre…) sont très souvent à droite de la chaussée, au droit de la piste cyclable, perturbent la circulation des cyclistes et même des véhicules, engendrent des chaussées déformées peu favorables aux roues et au dos des cyclistes et obligent au retraçage des lignes blanches et pointillés, d’où coûts supplémentaires pour la ville. !

Alors, quand nos élus vont -ils mettre en place ces quelques dispositions simples et peu coûteuses pour diminuer fortement la pollution, les accrochages, le stress, augmenter la sécurité, fluidifier le trafic en attendant d’autres initiatives et nouveautés pour obtenir une ville plus « propre », moins bruyante, plus sereine, plus facile à vivre… ?

www.danielmoinier.com


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Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.