Faut-il se méfier des cagnottes en ligne ?

48 h
Leetchi promet un versement de la cagnotte en 48 heures sur son site.

Depuis quelques années, les cagnottes en ligne sont devenues à la mode avec cette promesse, alléchante, de permettre de simplifier la collecte d’argent pour un objectif précis.

Impossibilité de récupérer les cagnottes

Que ce soit pour financer un cadeau d’anniversaire ou soutenir une cause, les participants n’ont besoin que de quelques clics de souris ou de pouce pour verser quelques euros ou dizaines d’euros dans la cagnotte. Le problème, c’est que le revers de la médaille n’est pas fameux : il suffit de faire une petite recherche sur Internet pour tomber sur des centaines, des milliers de messages de plaintes et de réclamations.

Leur point commun : l’impossibilité, ou en tout cas les obstacles nombreux, pour réussir à récupérer l’argent des cagnottes. Certains mettent des mois pour y parvenir, d’autres, quand la cagnotte ne contient pas beaucoup d’argent, renoncent, après avoir perdu espoir et patience. La principale cible des réclamations, c’est le service français Leetchi.

Faire une réclamation

À tel point que l’association de consommateur UFC Que Choisir a carrément déposé plainte contre l’entreprise. Pour sa défense, Leetchi avance que les vérifications des cagnottes, et de ceux qui en réclament le versement, sont parfois compliquées. On est loin en tout cas du versement promis en 48h, comme l’annonce Leetchi sur son site.

Si vous êtes concerné par le problème, sachez que l’UFC Que Choisir propose un modèle de lettre de réclamation sur son site internet. En faisant un peu de buzz sur les réseaux sociaux derrière la plupart des dossiers se débloquent fort curieusement assez vite.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).