Fin des zones blanches : le gouvernement lance France Mobile

La fracture numérique reste en France un sujet encore bien réel. Pour tenter de résorber les très nombreuses zones blanches existantes en France, le gouvernement est à l’origine d’une initiative. Nommée France Mobile, il s’agit d’une plateforme référençant les zones blanches et grises, par les élus.

Les zones blanches, phénomène encore bien réel

En France, des centaines de zones ne sont encore couvertes par aucun opérateur mobile. La plupart du temps, il s’agit de lieux ruraux ou montagneux ayant peu d’habitants. Les opérateurs mobiles n’ont ainsi aucun intérêt à investir des sommes importantes pour couvrir une zone ne desservissent que peu d’abonnés potentiels. Ces absences de couverture mobile peuvent s’avérer très handicapantes pour les utilisateurs, privés de l’utilisation de leur smartphone. Appels, SMS, MMS et navigation internet ne peuvent ainsi être utilisés.

Les zones grises quant à elles sont des zones avec signal très faible. Elles ne permettent souvent pas l’utilisation de l’internet mobile faute de débit suffisant, et peuvent générer de fréquents problèmes lors d’envois de messages ou d’appels téléphoniques. Tout comme les zones blanches, les zones grises sont ainsi souvent considérées comme des zones sans réel réseau de qualité. La fracture numérique est donc concrète en comparaison aux zones denses très bien desservies, et nécessite l’intervention de l’Etat.

Le gouvernement réagit avec le dispositif France Mobile

Avec France Mobile, le gouvernement espère résoudre une bonne fois pour toute les nombreux désagréments générés par les zones pas ou peu couvertes par les réseaux mobiles. D’ici 2020, l’objectif ambitieux est ainsi de mettre en place et activer 1300 sites mobiles. Seuls les élus locaux peuvent avoir accès à cette plateforme : les maires, présidents de syndicats mixtes d'aménagement numérique et présidents de conseils régionaux et départementaux. Pour signaler une zone à couvrir par le réseau mobile, la population doit donc obligatoirement se tourner vers les élus pour espérer voir une antenne relai installée.

Suite au signalement de zones à couvrir, un processus se met en place, en concertation avec les nombreuses parties prenantes du projet. Si aucune solution n’est trouvée, l’Etat peut selon les cas faire bénéficier aux communes d’une aide à la construction des sites mobiles à hauteur de 50%. Limité à un plafond de 50000 euros, la sommes peut se voir portée à 75000 euros pour les zones montagneuses.


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