À quoi bon criminaliser les petits excès de vitesse ?

190 millions ?
Les radars ont coûté cette année à la France 190 millions d'euros.

L'État s’entête à "criminaliser" les petits excès de vitesse et persiste à construire des ronds-points et d'autres aménagements d'une utilité discutable alors que la vitesse inadaptée ne constitue "que" la troisième cause de mortalité sur les routes, loin derrière l’alcool et la somnolence.

Les gouvernements de Droite comme de Gauche persistent dans cette forme de sécurité-spectacle axée sur la vitesse et l'automatisation des sanctions : nous somme passés, en quelques dizaines d'années, du laisser-faire débridé, sans ceinture, sans appuie-tête, sans airbag, sans ABS et surtout sans contrôle technique ni véritable limitation de vitesse, à la culpabilisation systématisée et à la sanction automatisée de l’automobiliste. Voilà que maintenant les autorités font semblant de confondre vitesse et grand excès de vitesse.

A l'inverse, la politique de "sécurité" routière ne consacre que peu de moyens à la lutte contre le risque croissant de somnolence au volant, qu'elle relègue au rang de fatalité dont on ne connaîtrait même pas les causes. Alors qu'en réalité, sur autoroute la somnolence tue bien plus que la vitesse.

Dans le même ordre d'idée, lorsque l'on sait qu'un automobiliste français n'a qu'une chance tous les cinq ans d'être contrôlé préventivement pour alcoolémie, on mesure à quel point le traitement des ravages de l’alcool est négligé.

D'ailleurs on entend presque jamais dire que, si les taux d'alcool autorisés étaient respecté un millier de vies seraient sauvées chaque année ; ni que plus des deux tiers des accidents mortels sont dus non pas aux petits excès de vitesse mais à l’alcool, à la somnolence à la drogue et aux prises de risques inconsidérées de certains jeunes manifestement mal formés.


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