Dernière sommation. Poutine coupe le gaz à la Pologne et à la Bulgarie !

43 %
43% des importations européennes de gaz proviennent de Russie.

C’est un peu comme la dernière sommation.

La société Gazprom a en effet annoncé la suspension de ses livraisons de gaz à la Pologne et la Bulgarie, une coupure effective du gaz depuis le 27 avril.

La raison invoquée par le Groupe Gazprom est le non respect du paiement en roubles puisque la Pologne et la Bulgarie continuaient à payer en euros. Officiellement les livraisons de gaz sont donc suspendues jusqu’à ce que le paiement soit effectué en roubles.

En Pologne, la société qui gère le gaz est l’entreprise PGNiG et en Bulgarie il s’agit de la société Bulgargas. A ce jour la Bulgarie est dépendante à 90 % du gaz russe.

En Pologne, on explique qu’il n’y aura pas de problème même sans gaz russe. Si les Polonais de PGNiG ont confirmé mercredi « l’arrêt complet de l’approvisionnement en gaz naturel fourni par Gazprom dans le cadre du contrat Yamal ». « La situation n’affecte pas les approvisionnements courants des clients de PGNiG qui reçoivent le carburant conformément à leur demande ». « Le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que son pays « n’aura plus du tout besoin de gaz russe à partir de l’automne », estimant que l’arrêt des livraisons constituait non seulement « une attaque directe » contre la Pologne, mais également une attaque contre « la sécurité énergétique de l’ensemble de l’Europe, la sécurité alimentaire de l’ensemble de l’Europe ».

Côté Bulgares, on couine fort, mais il n’y a quand même plus de gaz… La Bulgarie a dénoncé un « chantage inacceptable ». Cette interruption, décidée au motif du non paiement en roubles comme exigé par la Russie en riposte aux sanctions occidentales, « constitue une grave violation du contrat », a déclaré Kiril Petkov, premier ministre du pays, devant la presse. « Nous ne céderons pas à un tel racket ».

Ursula Von Der Leyen prépare une réponse « coordonnée » de l’Europe

« De son côté l’UE s’était « préparée » à une interruption du gaz russe et prépare « une réponse coordonnée », a déclaré mercredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après la suspension par Gazprom des livraisons à la Bulgarie et la Pologne. « L’annonce de Gazprom est une nouvelle tentative de la Russie de nous faire du chantage au gaz. Nous sommes préparés à ce scénario. Nous élaborons notre réponse européenne coordonnée. Les Européens peuvent être sûrs que nous sommes unis et solidaires avec les États membres touchés », a-t-elle réagi sur Twitter. »

L’Europe va donc coordonner sa réponse. En Europe nous allons gérer de manière coordonnée la pénurie. Nous allons donc, je suppose, étaler la misère, partager le fardeau et chacun aura un peu moins pour que tout le monde puisse avoir un peu.

C’était le même fonctionnement dans l’ex-URSS avec la réussite que l’on connait.

Pendant ce temps là, Poutine menace.

Il menace de prompte réponse militaire avec des frappes rapides si nécessaire tous les pays dits « co-belligérants ». Je n’ai pas entendu dans cette vidéo le mot nucléaire prononcé par le président russe. J’ai entendu le mot frappes, j’ai entendu rapide, j’ai entendu qu’il évoquait un armement dont il était le seul à disposer, mais je n’ai pas entendu Poutine nous menacer directement d’une attaque nucléaire, c’était plus une menace implicite.

Comme vous pouvez le voir, la Russie commence à couper le gaz à l’Europe et cela devrait continuer et les coupures s’étendre à d’autres pays puisque nous aidons de plus en plus l’Ukraine. La Russie se tournera donc encore plus vers l’Asie, la Chine comme l’Inde absorberont largement ce que nous achetions.

Pendant ce temps, la Chine continue et renforce ses confinements de plus en plus fous et incompréhensibles par rapport à la gravité d’Omicron.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.