Gilets Jaunes : un radar automatique sur deux est en panne

50 %
50 % des radars automatiques français sont hors service après trois
semaines de mouvement des Gilets Jaunes.

En quelques semaines, la moitié des radars automatiques français a été mise hors service, dont une partie "définitivement".

C'est l'autre volet inédit de la révolte des Gilets Jaunes. Outre les centaines de ronds-points "habités", les péages autoroutiers neutralisés, les manifestations, les Gilets Jaunes, ou en tout cas, des sympathisants à la cause, s'en prennent aux radars automatiques.

Dans certains départements, plus un radar ne fonctionne


Si beaucoup de radars sont simplement neutralisés, emballés dans de simples sacs poubelle, ou encore, rendus aveugles à l'aide de cartons scotchés sur leur facade, d'autres ont été tout simplement détruits. Incendiés, arrachés, déglingués à coup de masse. Près d'un radar automatique sur dix serait totalement détruit, et donc, la moitié des cabines fixes ou mobiles, neutralisées. 

Dans certains départements ruraux, il n'y a même quasiment plus un radar en état de fonctionnement, et les services chargés de les entretenir ou de les remettre en état on renoncé à intervenir, car l'appareil remis en service se voit neutralisé dans les 24 heures, souvent, de manière plus "radicale". 


Quand on se souvient que la révolte des Gilets Jaunes est née de la double colère provoquée par l'explosion du prix des carburants, amplifiée par les taxes, et par le passage de la vitesse limite de 90 à 80 km/h sur le réseau secondaire, on comprend pourquoi les radars payent un lourd tribu à la crise. 

Radars neutralisés : peines de prison avec sursis, travaux d'intérêt général...

La dégradation d'un radar est théoriquement réprimée par une peine de prison pouvant atteindre cinq ans, sept ans quand les auteurs du délit ont volontairement dissimulé leur visage. Les amendes quant à elles peuvent atteindre 100 000 euros. Dans les faits, les auteurs de tels forfaits sont rarement identifiés et arrêtés. Et quand ils le sont, les sanctions sont assez clémentes, même s'ils sont condamnés à payer la réparation, quand l'appareil a été endommagé ou détruit... 

 


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).