Guillaume Pepy s'insurge contre le « cheminot bashing »

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La SNCF compte 180 000 salariés.

Guillaume Pepy, à la tête de la SNCF depuis une dizaine d'années, ne sollicitera pas de troisième mandat. Le PDG de l'entreprise ferroviaire s'insurge également contre le « bashing » dont la SNCF et les cheminots sont l'objet.

À l'image de ses prédécesseurs Louis Gallois et Jacques Fournier, l'actuel PDG de la SNCF fera deux mandats à la tête du groupe de transport ferroviaire. « Je pense que je ne solliciterai pas un troisième mandat parce que, après une dizaine d'années à la SNCF, je pense que c'est bien qu'il y ait un œil neuf », dit-il au micro d'Europe 1. Son mandat actuel s'achèvera en 2020. « J'ai la responsabilité de conduire cette entreprise et c'est une entreprise formidable », déclare-t-il encore alors que le gouvernement entend la réformer en profondeur, provoquant des crispations chez les syndicats.

Pas de troisième mandat

« Personne n'a intérêt à une grève », indique Guillaume Pepy qui veut mettre à profit les deux mois de négociations avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, pour parvenir à mettre en place le « pacte social de demain ». La SNCF, « pour rester elle-même, c'est-à-dire un grand service public pour les Français, il faut qu'elle se réinvente ». Et cela passe par l'extinction du statut de cheminot car « la SNCF ne peut pas être la seule entreprise à embaucher au statut ».

Halte au dénigrement systématique

« Je voudrais pousser un coup de gueule », a-t-il aussi déclaré. « En ce moment, on est vraiment dans une période de SNCF bashing et de cheminot bashing, et j'en ai assez. Je trouve que c'est nul et que c'est inutile », assène Guillaume Pepy, en assurant que le gouvernement n'en est pas responsable. À ceux qui disent que les cheminots sont des « fainéants », il répond : « Non il n'y a pas de prime de charbon, non il n'y a pas 28 jours de RTT. En revanche, oui, il y a de l'engagement, il y a de la compétence et il y a des efforts ».


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