Pourquoi les immigrés sont de plus en plus mal acceptés en France, en Europe ?

33 %
Selon les données de l'Institut Montaigne, 33% des musulmans de moins
de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante
que la loi de la République.

Pour bien comprendre ce rejet, il est nécessaire de remonter presque un siècle en arrière. La France a connu de nombreuses vagues d’immigration. Les principales aux ethnies bien définies se sont échelonnées le siècle dernier, surtout depuis l’entre-deux guerres et les années 1990.

La première est venue de Pologne pendant l’entre-deux guerres, surtout depuis 1920. Ce sont plus de 500 000 Polonais qui sont venus massivement travailler principalement dans les mines du Nord, mais aussi dans celles de l’Est. Recrutés principalement par les compagnies minières pour participer à la reconstruction du pays, ils n’ont pas été vus d’un bon œil par la population, car donnés comme responsables de la baisse des salaires et aussi comme l’étranger qui vient prendre le travail des autres. Autre grief, celui d’être considéré comme des propagateurs du bolchévisme et souvent juifs.

Malgré cela l’intégration s’est réalisée progressivement, en dépit de noms très différents mais avec la facilité d’être catholique.

Deuxième vague dans les années 1950/60, celle des Italiens. Même s’il y avait eu une première vague dans les années 1920/30, celle des années 1950/60 fût très importante, leur nombre est devenu supérieur à 570 000 en France.  Ceux-ci malgré le fait d’être « étrangers » se sont bien intégrés notamment dans le bâtiment et l’industrie. Il est possible d’ailleurs de constater plusieurs années plus tard que bon nombre de sociétés du bâtiment portent des noms italiens.

Troisième vague, celle des Espagnols entre 1950/70. Après l’afflux dû à la guerre civile d’Espagne de 1939 et le mouvement appelé la Retirada (retraite), c’est surtout après la création de l’Institut espagnol d’immigration que le flux migratoire recommença à croître. Le nombre des entrées monta en flèche à partir de 1960. En 1968, les 607 000 Espagnols vivant en France représentaient la première nationalité étrangère.

Quatrième vague, celle des Portugais. L’arrivée massive des Portugais a suivi de peu celle des Espagnols. En dix-sept ans, les portugais sont passés de 20 000 en 1958 à 750 000 en 1975. Cette immigration est à l’origine de plusieurs causes : un niveau de vie très rural extrêmement bas, les guerres de colonies en Angola, en Guinée-Bissau et au Mozambique. Celles-ci ont épuisé financièrement le pays, ce qui a conduit un grand nombre de déserteurs à venir en France ainsi que par la nature dictatoriale du régime.

Cinquième vague, celle de l’Algérie. A la fin de la guerre civile algérienne en 1962, un important flux d’Algériens arrive en France, ils sont 350.000. Ils viennent compléter la première vague qui avait eu lieu dans les années 1920, notamment des Kabyles. Cette immigration demeure une migration économique, les hommes occupant les emplois les plus pénibles et les moins rémunérateurs (principalement dans le BTP et la métallurgie). La particularité de celle-ci, c’est surtout que les hommes sont arrivés seuls, ce qui a contribué à la création de logements foyers appelés principalement Sonacotra. Cet afflux a été amplifié par l’arrivée des pieds noirs ainsi que les 100 000 réfugiés politiques qui sont venus amplifier le mouvement, poussés par la guerre civile provoquée par l’élection du FIS (Front Islamique du Salut).

Selon une étude de l’Institut national de la statistique et des études économiques (l’INSEE), les immigrés algériens et leurs enfants (au moins un parent né en Algérie) étaient 1 713 000 en 2008. Ces chiffres n’incluent pas la 3e génération et les suivantes, ni l’immigration illégale, ni les Harkis et leurs descendants, Français de naissance, et donc non dénombrés par l’INSEE comme immigrants ou issus de l’immigration algérienne. Selon Gilbert Meynier, spécialiste de l’histoire de l’Algérie sous la domination française, et Tahar Khalfoune, le nombre de résidents d’origine algérienne en France en 2012 peut être estimé à 4 millions, dont 2 millions de binationaux.

Autres habitants du Maghreb (ancien protectorat), les Marocains, constituent une franche très importante de la population française.

C'est vers 1910 que l'on peut situer le début du mouvement migratoire des Marocains vers la France. Les trois principaux afflux se situent entre les deux guerres 1914/1939 et de 1974 à nos jours. Leur nombre a presque triplé depuis 1975, année à laquelle l'immigration marocaine représentait 6 % de la population immigrée. En 2008, ils constituaient la deuxième communauté d’immigrés en France derrière les Algériens (1 314 000 d’immigrés et descendants directs). En 2015, l’historien Pierre Vermeren, spécialiste du Maghreb, a estimé qu’en partant des chiffres de l’INSEE, le nombre de Marocains et personnes d’origine marocaine était de 2,5 millions sur quatre générations.

Les troisièmes habitants du Maghreb, les Tunisiens, ont fortement augmenté leur communauté dans les années 1980/90. Ce sont des entrées tunisiennes en France qui sont dès lors essentiellement constituées par le regroupement familial (plus de la moitié des entrées), c’est-à-dire la venue du conjoint et/ou des enfants, qui ont augmenté considérablement le nombre de Tunisiens en France.

Les Tunisiens d’origine représentent plus de 770 000 personnes. Leur nombre est en augmentation continue depuis les années 80. Plusieurs facteurs sont évoqués : citons le regroupement familial et surtout les nouvelles naissances qui ont des implications directes sur les projections futures des familles installées en France (éducation, perspectives d’évolution, intégration…). En s’appuyant sur les chiffres de l’INSEE et l’institut Accueillir, l’ensemble des personnes d’origine Tunisienne seraient environ 1 000 000.

Une autre immigration très importante est venue de Turquie. L’immigration turque commencée surtout depuis 1960, a pris des proportions importantes. En 2016 d’après l’INSEE, il y aurait 216 000 ressortissants turcs en France. Mais les Consulats turcs annoncent un chiffre très différent de 611.000 et même de 800.000 avec ceux en situation irrégulière !

En France, il est compliqué de connaître véritablement le chiffre exact de la population immigrée d’origine, puisque la loi française interdit de considérer les citoyens en fonction de critères comme la couleur de la peau, la religion ou « l’ethnie », terme qui fait déjà en lui-même débat.

Si l’on cumule simplement les populations d’origine maghrébine, nous arrivons à environ 7,5 millions d’individus. En conséquence, les personnes d'origine maghrébine sur trois générations représentent 8,7 % de la population française des moins de 60 ans en 2011 et 16 % des enfants nés en 2006-2008 ont au moins un grand-parent maghrébin, soit 127 000 par an.

En France, les démographes appellent "immigrée" toute personne née étrangère à l’étranger. Ils excluent de la catégorie des immigrés les personnes nées à l’étranger de parents français, comme les enfants d’expatriés. Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,9 millions d’habitants hors Mayotte : 58,7 millions nés en France et 8,2 millions nés à l’étranger.

Parmi ces 8,2 millions, 1,8 million sont nés avec la nationalité française, au moins un de leurs deux parents étant français, et 6,4 millions sont nés de nationalité étrangère et sont donc immigrés (10,3 % de la population résidant en France). Parmi les immigrés, 4 millions sont de nationalité étrangère et 2,6 millions, soit 39 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

Tableau du flux migratoire de 2011 à 2016 en France

Autre immigration importante, celle survenue après la mort de Tito dans les Balkans. Immédiatement après, les tensions se sont fait jour avec la montée du nationalisme des différentes républiques fédérées, longtemps contenues et canalisées par le pouvoir central. Il fallut attendre 2006, après d’effroyables guerres pour que le Kosovo, dernier État, ait le dernier son indépendance. Tous ces pays : Serbie, Croatie, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Slovénie, Macédoine, Albanie ont engendré un vaste mouvement d’immigration dont une part est venue augmenter le flux français, notamment musulman. Dans ces Balkans : hors Bulgarie et Roumanie, le Kosovo est à 92% musulman, la Bosnie à 70%, l’Albanie à 70%, la Macédoine à 35%, le Monténégro à 18%.

Ensuite ce sont les conflits au Moyen Orient, avec Daesh, qui ont engendré une arrivée massive d’immigrés venant de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et surtout d’Afrique : Somalie, Mali et Afrique sub-saharienne.

Depuis 2018, les mesures prises avec la Turquie et l’Europe côté Méditerranée ont limité et régulé les arrivées.

Par contre l’Union Européenne veut imposer des quotas d’immigrés au prorata de l’importance des populations de chaque pays. Ce que rejettent certains et restent incompris de beaucoup d’habitants d’autres pays, qui se voient envahis par des gens qui n’ont pas la même culture, les mêmes modes de vie et surtout une religion très différente et qu’ils jugent peu compatibles à une intégration réussie.

C’est une année de conférences sur l’Islam à Lyon III après les attentats, présentées par des théologiens et philosophes musulmans, ainsi qu’une autre conférence sur les religions dans le monde par une spécialiste reconnue, qui m’ont permis de mieux comprendre et analyser les grandes mutations humaines et religieuses. C’est aussi la revue « Esprit », reprise par le journal « Le Monde » qui m’a apporté un autre éclairage et surtout le dernier texte du Père Stanislas Breton, récemment disparu, intitulé "Les lumières médiévales", mais aussi la réflexion originale de Pierre Zaoui sur "L'athéisme louche de la pensée française contemporaine", et la belle contribution de Souâd Ayada, qui puise dans Hegel et Foucault pour explorer l'implacable désir d'ordre et l'intransigeante "passion de l'Un" propres à l'islam contemporain.

Comment s’articule la pyramide des descendants d’immigrés 

En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré :

- 45 % (soit 3 285 000) ont les deux parents immigrés ; pour 2 978 400 les deux parents sont nés dans le même pays, et pour 306 600 dans deux pays différents.

- 55 % (soit 4 015 000) ont un seul des parents immigrés, pour 2 095 100 il s’agit du père, pour 1 547 600 de la mère, pour 321 200 la mère a immigré seule et pour 51 100 le père a immigré seul.

Répartition du nombre de descendants d’immigrés selon le pays d’origine :

- 45 % sont enfants d’immigrés d’origine européenne, dont 12 % d’Italie, 9 % du Portugal, 8 % d’Espagne, 12 % d’autres pays de l’Union européenne, 4 % de pays européens n’appartenant pas à l’Union européenne.

- 42 % sont enfants d’immigrés d’origine africaine, dont 15 % d’Algérie, 11 % du Maroc, 5 % de Tunisie, 11 % d’autres pays africains.

- 9 % sont enfants d’immigrés d’origine asiatique sont 4 % de Turquie, 2 % du Laos, Vietnam, Cambodge, 3 % d’autres pays d’Asie.

- 4 % sont enfants d’immigrés d’origine de l’Amérique ou de l’Océanie.

Pour compléter cet article, deux enquêtes et deux sondages, ainsi qu’une projection vers 2050 apporteront un autre éclairage sur l’Islam.

En 2005, une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po avait fait apparaître la proportion de musulmans pratiquants revendiquant des positions culturelles traditionalistes. Selon ce sondage, 39 % des musulmans pratiquants condamnent l'homosexualité (contre 21 % de l'ensemble des Français), 43 % approuvent des horaires séparés pour les femmes dans les piscines et 46 % manifestent des sentiments antisémites (contre 18 % de l'ensemble des Français). On compare ici les réponses de l'ensemble de la population française avec la fraction musulmane pratiquante. En revanche, 80 % des pratiquants expriment une opinion positive sur la religion chrétienne. Selon ce même sondage, « alors que seulement 3 % des Français de 18 à 35 ans donnent des réponses qui les classent comme conservateurs, ils sont 40 % parmi ceux issus de cette immigration ».

Selon un sondage réalisé en 2006, 73 % des musulmans se déclarent favorables à la séparation des religions et de l'État, et 91 % se disent favorables à l'égalité hommes-femmes. Selon un sondage réalisé en 2009, 8 % des femmes musulmanes de moins de 35 ans déclarent porter souvent le voile. Selon un sondage réalisé en 2012, 60 % des Français estiment que l'influence et la visibilité des musulmans sont aujourd'hui « trop importantes » en France..

En 2016, l'Institut Montaigne publie « Un islam français est possible » à partir d'un sondage :

- 80 % des musulmans sont favorables à la nourriture halal dans les cantines scolaires. 70 % des musulmans disent acheter « toujours » de la viande halal, 22 % « parfois » et 6 % « jamais » 

- 65 % des musulmans sont favorables au port du hijab (voile), témoignant du respect de la prescription des sourates du Coran 33-59 et 24-31 

- 40 % des moins de 25 ans sont favorables à la burqa ou niqab (voile intégral), alors que dans toutes les classes d’âge confondues, seul 24 % y sont favorables 

- 40 % des moins de 30 ans pensent que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, alors que dans toutes les classes d’âge confondues, 20 % rejette la laïcité 

- 33 % des moins de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante que la loi de la République 

- 33 % des musulmans considèrent que « l'on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail » 

- 25 % des musulmans sont favorables à la polygamie.

La population musulmane peut être divisé en trois profils :

- 46 % sont « sécularisés » en train d’achever leur intégration (près de la moitié des plus de 40 ans, et 1/3 chez les jeunes) 

- 25 % sont « islamic pride » (fiers de leur religion) 

- 28 % sont « sécessionnistes » en rupture avec les valeurs de la civilisation française. (20 % des plus de 40 ans, et 50 % chez les jeunes).

Un autre rapport projectif émis par Pew Reasearch Center, intitulé Europe’s Growing Muslim Population, prévoit que la population musulmane pourrait tripler dans certains pays d’Europe d’ici 2050. En 2016, les musulmans représentaient 4,9% de la population européenne et près de 26 millions de personnes dans 30 pays, contre 19,5 millions en 2010. Le nombre a bondi depuis 2014 pour atteindre 500.000 de plus chaque année, surtout à cause des conflits en Syrie, Irak, Afghanistan.

Trois études ont été effectuées :

- Migration zéro, passage de 4,9 à 7,4%. La France passerait de 8,8 à 12,7%,

- Migration moyenne (le plus probable) : c’est la Suède qui aurait fait le grand bond, passant à 20,5%. 

- Migration forte : la Suède passerait à 30,6%, l’Allemagne à 19,7%, la France à 18%, la Norvège à 17%, le Royaume-Uni à 16,7%.

L’augmentation est l’objet de deux causes principales, et même trois :

La proportion des musulmans de moins de 15 ans est de 27%, soit le double des non musulmans européens. Le nombre d’enfants supérieur par famille (comme décrit ci-dessus). Pendant ce temps, la population européenne va diminuer avec un taux de natalité inférieur à très inférieur au taux moyen de 2,1 (gain zéro et même perte).

Alors quels sont les fondements de l’importante inquiétude française liée à ces flux migratoires et la projection dans le temps ? Tant que les arrivants étaient européens, de culture et modes de vie assez proches, même si cela n’a pas toujours été facile surtout pour les premiers, l’intégration s’est faite sans trop de difficultés. Pas besoin de construire des mosquées, pas de tenue et mode de vie très différents, pas de prière de rue, ni au travail, de halal etc…

Ce qui est devenu inacceptable pour beaucoup, c’est que la France est arrivée à un pourcentage tel qu’ils semblent perdre pied et ne plus reconnaître leur pays. Cela est encore accentué lorsque l’on compare les niveaux de procréation : moins de 1,9 pour les Français. Encore, ce chiffre comprend les générations d’origine et les immigrés, qui sont à 2,6. C'est-à-dire que le déséquilibre ira de plus en plus en s’accentuant. Les chiffres donnés par l’INSEE ne comprennent pas la 3ème génération, ni les suivantes, ni l’immigration illégale, ni pour l’Algérie, les harkis et leurs descendants.

Autres données, les convertis, non comptabilisés ; 100 000 par l’INSEE, 200 000 par les organisations musulmanes et 1 000 000 pour Djellal Seddiki, directeur de l’Institut Théologique El Ghazali de la grande mosquée de Paris !

C’est là que le bât blesse, puisque la France avec ses anciennes colonies, cumule un nombre très important de ressortissants d’origine non comptabilisés dans ces statistiques.

Il faut ajouter tous les attentats survenus tant en France que chez nos voisins, la menace terrorisme permanente, des soldats, vigiles partout, la protection des écoles et tous les lieux à risque, les 70% de musulmans en prison, les fouilles avant les spectacles, les attaques de la police, des pompiers dans les banlieues, les voitures, magasins brûlés et toutes ces guerres, guérillas de religion dans le monde etc…

Ce qui augmente encore le rejet, c’est que la France peut sembler, vu de l’extérieur, un pays merveilleux, prospère, qui a un niveau d’aides sociales exceptionnel, mais qui se traîne avec 2 255 milliards de dette, un déficit récurent et surtout un taux de chômage encore très élevé (24%, si l’on compte l’ensemble des personnes de catégories de 1 à 5 et hors une partie des RSA !). Les Français qui voient ce taux de chômage, dont souvent un membre de leur famille est chômeur, n’arrivent pas à comprendre comment donner un emploi à tous ces arrivants alors qu’il en manque pour eux. Une majorité de Français serait comblée si le calcul des arrivées se faisait en fonction du niveau des « critères » religieux du pays. Mais ce serait une révolution, par rapport à la loi de 1905 et la laïcité.

Pour terminer, je ne peux m’empêcher de citer le dernier livre de Roger-Pol Droit « Et si Platon revenait ». Dans l’univers des idées, dans cette cosmogonie d’intelligences ayant en principe pour objectif d’œuvrer à l’amélioration collective, être utile est un devoir : si Platon revenait et qu’il observait nos smartphones, croisait nos migrants, découvrait les attentats terroristes, scrutait nos dirigeants politiques, s’immergeait dans une société du XXIème siècle et s’interrogeait sur l’univers délirant dans lequel vaille que vaille, nous nous escrimons à bouger, penser, rire, trouver, retrouver, c’est selon…

Origines des recherches : Centre d’observation de la société, Pew Forum on Religion & Public Life du Pew Research Center, Eurostat, INSEE, Revues plurielles, Institut Montaigne, Centre de recherches politiques de Sciences Po, Wikipédia, Revue Esprit.

www.danielmoinier.com


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Daniel Moinier

Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C.

Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.