Rendre hommage au Colonel, c'est dire la vérité : la France est confrontée à une guerre insurrectionnelle !

4,5 MILLIONS
On estime à 4,5 millions le nombre de wahhabites dans la région du
golfe Persique.

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Hier avaient lieu les obsèques du colonel Beltrame, à qui les honneurs ont été rendus.

Et maintenant ? Devons-nous attendre le prochain massacre du mois d’avril ?

Si son sacrifice ne doit pas être inutile comme l’a dit notre président que je prends au mot, alors cela doit commencer par le fait de propager quelques vérités fondamentales, ce qui, bien qu’étant parfois inconfortable, reste en théorie moins risqué que d’aller dans un Super U remplacer une otage.

Il vous appartiendra, après avoir lu ces lignes, de savoir si vous les partagerez, les propagerez, ou pas. Ce sera votre choix. Votre décision.

Alors allons-y.

Évidemment, ce ne sera pas très confortable.

Mais que voulez-vous, c’est la vérité.

La première des vérités c’est que vous ne trouverez sous ma plume aucune haine, aucun racisme, car l’action publique, politique ou militaire aussi résolue soit-elle, ne peut s’accommoder d’aucune haine, non pas parce que « ils n’auront pas notre haine », qui est l’un des slogans actuels les plus creux, mais parce que l’on ne construit jamais « contre », mais « pour ».

On ne fédère pas « contre » mais « pour ».

Parce que ce qui a marqué dans le geste de notre colonel, c’est exactement cela. Il ne s’est pas sacrifié « contre » mais « pour » la vie.

Pourtant, l’absence de haine ne doit pas être une absence de détermination.

Tordons le cou à l’idée de racisme immédiatement pour débattre sereinement.

« Le racisme est une idéologie qui, partant du postulat de l’existence de races au sein de l’espèce humaine, considère que certaines catégories de personnes sont intrinsèquement supérieures à d’autres. »

Il n’y a effectivement aucune hiérarchie à faire entre les races ! Il y a bien quelques menues différences entre blancs et noirs, comme par exemple une tolérance différente au soleil, un « blanc » de Suède ayant une fâcheuse tendance à rougir au soleil du sud bien plus fortement que les êtres humains à la peau noire qui pour autant peuvent eux aussi souffrir de la chaleur.

Par cet exemple volontairement « bêta », je voulais juste vous dire qu’être différent n’est pas être supérieur ou inférieur.

Grands, petits, noirs, jaunes ou blancs, gros ou maigres, nous faisons partie de l’espèce humaine, et le débat entre l’inné et l’acquis a déjà été tranché.

Nous pouvons acquérir beaucoup de choses, vraiment beaucoup et s’il y a certaines fatalités qui s’imposent à nous, comme nos aspects physiques par exemple, pour tout le reste ou presque, c’est l’acquis et le libre arbitre individuel, notre éducation, nos choix qui feront la différence.

Pour aller plus loin, dans le problème qui nous occupe et nous préoccupe, nous ne sommes en aucun cas confrontés à un problème fondamentalement ethnique, mais profondément idéologique.

Les actes terroristes menés en France sont le fait non pas d’une couleur de peau mais d’une idéologie à laquelle quelques bien « blancs » se sont aussi convertis. Problème plus vaste donc… Beaucoup d’attentats déjoués le sont grâce à des renseignements qui ne sont pas arrachés sous la torture mais fruit de signalements volontaires, courageux, humainement déchirants, d’hommes, de femmes, de pères, de mères, de sœurs ou de frères saisis d’effroi par les radicalisations qu’ils perçoivent et dont ils ne veulent pas être les complices silencieux.

Notre ennemi ce n’est pas une couleur de peau, une origine, ou une ethnie mais une idéologie qui, en revanche, est surreprésentée dans une catégorie de la population plus que dans une autre, ce qui est une évidence socio-culturelle. Cette idéologie « prend » racine sur son terreau le plus favorable. Et ce terreau, c’est celui de « failles » humaines et culturelles qu’il faut comprendre dans toutes leurs composantes et leurs complexités.

Si nous cédons à la tentation du racisme, nous ne nommerons pas ce qui doit l’être. Plus grave, nous alimenterons l’insurrection. Nous y reviendrons.

L’idéologie responsable de tout, et cette idéologie responsable de tout a aussi une cause, elle vient bien de quelque part, elle a une histoire.

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien : le wahhabisme a été propagé à la demande des Occidentaux

Dans une interview accordée à The Washington Post, le prince héritier Mohammed ben Salmane a révélé que Riyad avait propagé l’idéologie wahhabite pendant la guerre froide, à la demande de ses alliés occidentaux afin de contrer l’URSS.

Selon Mohammed ben Salmane, l’idéologie wahhabite avait été propagée au cours de la seconde moitié du XXe siècle par Riyad à la demande de ses alliés occidentaux, afin de contrer l’influence de l’Union soviétique dans les pays musulmans. Le prince héritier saoudien a fait cette déclaration lors d’une interview à The Washington Post à l’occasion de sa visite diplomatique aux États-Unis.

« À l’origine, c’est à la demande de nos alliés que nous nous sommes investis dans la création d’écoles coraniques, de mosquées et dans la propagation du wahhabisme dans le monde musulman », a-t-il révélé.

Mohammed ben Salmane a expliqué, cité par El Watan, que le but de l’opération « était d’empêcher l’Union soviétique d’asseoir son influence dans le monde musulman ».

« Nos alliés ont exigé de nous que nous utilisions nos ressources pour accomplir cette tâche », a-t-il précisé.

Il a admis également que « les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés » et qu’il était urgent « aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale ».

S’agissant du financement du wahhabisme, Mohammed ben Salmane a assuré qu’il « provient en grande partie d’institutions privées basées dans le royaume » et qu’il ne s’agissait pas d’une politique d’État.

Résumons froidement la situation.

1/ Pour lutter contre le communisme dans les pays arabes, nous avons voulu opposer au communisme la seule chose qui serait plus forte que l’idéologie communiste, à savoir une idéologie religieuse, et pas n’importe laquelle, l’islam dans sa version la plus extrémiste, dont on connaissait pertinemment le potentiel explosif et guerrier que peut receler tout extrémisme encore plus lorsqu’il est religieux.

2/ Nous avons demandé à nos alliés des pays arabes, à commencer par l’Arabie saoudite qui n’a jamais été indépendante des États-Unis, qu’ils financent donc le wahhabisme, ce qu’ils ont fait et très bien fait, au point de croire eux-mêmes en leurs propres âneries.

3/ Nous avons donc, nous, les Occidentaux, ouvert la boîte de Pandore du fascisme islamique qui nous pète aujourd’hui à la figure, puisqu’entre-temps, histoire d’avoir du pétrole qui coule abondamment, nous n’avons rien trouvé de mieux que d’aller le voler à des peuples qui fondamentalement ne nous voulaient strictement aucun mal. En Irak, en Syrie, au Kurdistan, évidemment et plus particulièrement dans le cas franco-anglais, nous avons « rapiné » en Libye.

4/ Comme nous sommes en plus de véritables crétins collectivement, nous n’avons pas trouvé de meilleure idée que de laisser une immigration d’origine arabo-musulmane issue des pays que nous volions et que nous bombardions s’installer massivement en France sans aucune volonté d’assimilation et en laissant les mêmes à qui nous avions demandé de propager le wahhabisme chez eux de le faire chez nous.

Hier, nous avons enterré le colonel Beltrame.
Avant-hier, il y avait deux jeunes femmes à la Gare Saint-Charles.
Avant avant-hier, Nice, ou le Bataclan, et cette longue litanie continuera aussi longtemps que nous ne verrons pas la vérité en face.

Nous connaissons les coupables.

Les vrais.

Ils sont à Washington, à Paris, à Londres, à Ryad.

Tous les autres, celui qui tue et dont nous tairons le nom à jamais, ou celui qui sauve et que nous nommerons toujours, ne sont que les conséquences visibles de ce qui a été décidé par d’autres.

Le prince saoudien le reconnaît lui-même, « les gouvernements saoudiens successifs se sont égarés » et qu’il était urgent « aujourd’hui d’œuvrer à un retour à la normale ».

Or, vous savez qui est allé faire pression en Arabie saoudite ?
Vous savez qui est allé leur dire « stop » ?
Vous savez qui a osé dire que « le terrorisme maintenant c’est terminé » ?

C’est le seul homme qui avait le pouvoir de le faire, un individu que l’on vous dépeint ici à longueur d’information, d’articles et de reportages comme un illustre abruti, comme un goujat (ce qui n’est sans doute pas totalement faux) et comme un fieffé imbécile, à savoir Donald Trump, le président des États-Unis.

C’est suite à son voyage que ben Salmane a pris le pouvoir et commencé un sévère nettoyage en Arabie saoudite qui sera sans doute bien salutaire pour le monde entier.

Si à l’idéologie communiste nous avons opposé le wahhabisme, que peut-on opposer au wahhabisme ?

Ne vous y trompez pas.

Si nous, les Occidentaux (enfin nos dirigeants, pas vous ni moi), avons opposé à l’idéologie communiste le wahhabisme, ce qui est de notoriété publique mais qu’il convient de ne pas dire trop fort ou d’écrire avec insistance, ce n’est pas un hasard.

Nous l’avons fait parce que face au nihilisme communiste, il n’y avait qu’une religion forte susceptible d’avoir plus de poids. Finalement, lorsque l’on observe les communistes, au nom de l’absence de religion, ils ne font qu’élever ce nihilisme justement au rang d’une religion. C’est pour cette raison-là que l’islam a été monté en mayonnaise depuis la fin des années 70, et c’est pour cette raison-là que le visage de tous ces pays à qui l’avenir souriait s’est brutalement assombri, et nous sommes très loin d’être étrangers aux malheurs de tous ces peuples.

Nous avons contenu le communisme. Nous l’avons même vaincu par chaos. Mais nous avons un énorme problème avec l’islam.

Et ce problème, il va falloir le prendre en partie de la même façon que ce que nous avons fait avec le communisme.

C’est une idéologie. On ne gagne jamais une guerre idéologique uniquement par les armes. On la gagne par les cœurs et donc en s’occupant et en remplissant les âmes.

Vous avez affaire à une insurrection d’une partie de la population française.

La France n’est pas (encore) confrontée à une guerre civile mais à une insurrection. Une insurrection islamiste.

Parce que les mots définissent nos maux, une insurrection c’est quoi ?

« Une insurrection est un soulèvement armé ou une révolte contre le pouvoir en place. Les personnes agissant au nom d’une insurrection sont des insurgés »… Nos terroristes ne sont pas libyens, ou syriens, mais essentiellement français.

Pour gagner face à une contre-insurrection, il faut tout simplement couper le robinet de ce qui l’alimente.

Or qu’est-ce qui alimente l’insurrection islamique en France ?

Voici la question qui doit être posée.

Et c’est à cette question que nous devons collectivement répondre.

J’ai évidemment une petite idée de la réponse mais j’ai déjà été trop long et il se fait bien tard. Je vais tout de même vous donner une piste de réflexion. Évidemment, la réponse n’a strictement rien à voir avec l’argent ! Encore moins avec les tombereaux de milliards d’euros que nous avons collectivement déversés sur les banlieues dans le cadre de ce que l’on appelle, en novlangue politiquement correcte, « la politique de la ville ».

Je vous donne une autre piste, le racisme, évidemment, est totalement contre-productif, car il n’aura pour conséquence que de faire accueillir par les plus extrémistes tous ceux qui se sentiront rejetés en les poussant dans leurs bras. Souvenez-vous : on ne fait pas « contre », mais « pour ». Que ceux qui ne peuvent le faire par amour ou par humanisme le comprennent au moins par intérêt.

La politique, la vraie, la Politique, n’a que rarement à voir avec un budget.

La ligne de crête à suivre pour sauver notre pays et notre population dans toutes ses composantes est très étroite. Nos dirigeants se sont, pour le moment, avérés totalement incapables et ne sont pas à la hauteur de la tâche.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Article écrit par Charles Sannat pour Insolentiae


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.