« Loi Florange : le salaire de la peur électorale »

Cette loi impose à tout groupe employant au moins 1 000 salariés, et
qui souhaite se séparer d'un site d'au moins 50 personnes, de
rechercher un repreneur.

L'Assemblée Nationale va examiner dans les jours qui viennent une proposition de loi du groupe socialiste visant à dissuader la fermeture d'une usine rentable et à inciter à la recherche d'un repreneur.

Faite lors d'un déplacement de campagne à Florange par le candidat Hollande, cette promesse ressurgit à un moment où la majorité cherche des « marqueurs » de gauche pour ressouder des troupes éparses et désemparées.

Elle a donc d'abord un objectif politique et non économique : une fois de plus l'idéologie va l'emporter sur le pragmatisme.

Le signal envoyé au monde de l'entreprise est à nouveau très négatif et symbolique. En effet ce dispositif :

Va d'abord concerner un nombre extrêmement restreint d'entreprises et de sites car les cessions d'usines et d'entreprises réellement viables demeurent très faibles. Dès lors, pourquoi une loi pour une poignée de cas ? Va alourdir les procédures collectives de licenciement alors que l'accord sur la sécurisation des parcours professionnels et sur la compétitivité signé le 11 janvier dernier visait à les assouplir ; Va dissuader de nouveaux investisseurs de venir en France, compte-tenu de la fiscalité déjà très pénalisante et des rigidités du marché du travail particulièrement importantes ; Va donc à terme jouer contre l'emploi alors que son objectif était de le protéger : une fois de plus, les socialistes ont choisi la mauvaise méthode, celle du dogme et des idéologies passéistes. Une fois de plus, ce sont les travailleurs les moins protégés qui subiront les conséquences de ces aveuglements.


Cette loi « Florange » n'a en réalité qu'un seul but : faire oublier par un rideau de fumée la faillite totale de la politique industrielle menée par François Hollande, notamment sur le dossier Arcelor Mittal.

Le prix des voix glanées en Moselle, vaut-il que l'on fragilise une fois de plus l'avenir économique de la France ?


A découvrir