Radars, excès de vitesse : les automobiles étrangers poursuivis oui, mais pour faire du fric

Pour les 38 millions de permis à remplacer entre 2014 et 2033, l'Etat
prévoir un coût de 1,14 milliard d'euros.

Depuis jeudi 7 novembre 2013, la directive européenne qui consiste à faciliter les échanges transfrontaliers d'informations pour sanctionner les infractions commises par les automobilistes étrangers entre en application dans tous les pays membres de l'Union européenne. A quand une uniformisation du permis de conduire ?

Ces échanges d'informations entre les pays de l'Union européenne paraissent cohérents sur le principe. En revanche, on peut déplorer le fait que chaque Etat ne s'intéresse qu'à l'argent que rapportent les infractions routières et non à un système qui servirait une véritable politique européenne de sécurité routière.

Qu'en est-il du permis à points en Europe ?

Inexistant pour l'heure, dans la mesure où chaque Etat membre de l'UE décide individuellement de son fonctionnement (nombre de points, ajout ou retrait selon les infractions... voire pas de point pour certains pays comme les Pays-Bas). Ce qui rend par là-même impossible toute harmonisation dans la sanction des infractions. A titre d'exemple, la France est le seul pays à sanctionner les automobilistes par un retrait de points pour des excès de moins de 10 km/h.

" Les pays de l'UE doivent arrêter de ne penser qu'à l'aspect pécuniaire des infractions, et peut-être réfléchir à une politique de sécurité routière commune " explique Daniel Quéro, président de l'association 40 millions d'automobilistes.

Si nous devons aller vers une unification avec les Etats membres, comme avec le format papier du permis, il serait urgent de s'intéresser aux règles du permis de conduire et au permis à points, qui sont complétements différents d'un pays à un autre. Tout nous laisse à penser que les Etats membres ne cherchent qu'à engendrer encore plus d'argent avec les contraventions et non à améliorer la sécurité routière...


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