Prélèvement bancaire : pourra-t-on bientôt choisir la date ?

8 euros
Les frais d'incident bancaire sont limités à 8 euros par opération et
à 80 euros par mois.

Un prélèvement qui tombe au mauvais moment et c’est parti pour la galère. La carte bleue ne passe plus, le banquier s’énerve, alors qu’à quelques euros près il ne vous mettait pas dans le rouge.

Le choix de la date du prélèvement

Cela nous est tous arrivé sachant qu’en prime, ce prélèvement qui tombe au mauvais moment nous coûte parfois en plus des frais d’incident bancaire, et ils sont loin d’être donnés. Ce sont 8, 10, 12 euros ou plus qui filent pour rien. 

Pour en finir avec cela, le gouvernement souhaite que les entreprises qui prélèvent tous les mois leurs clients leur permettent de choisir librement la date du prélèvement. Cela concerne l’abonnement au téléphone fixe ou mobile, à Internet, les cotisations de mutuelles, les contrats d’assurance mensualisés, et bien sur, les factures d’énergie.

Un service parfois proposé mais payant

Pour l’instant, aucun projet de loi ou décret n’est dans les tuyaux, le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, espère qu’il suffira de demander. Malheureusement, l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous car le risque de voir les clients demander à être prélevés le 20 ou le 25 plutôt que le 5 est réel. Or, retarder de 5, 10, 15 jours les prélèvements peut au final leur coûter très très cher.

À tel point que certaines d’entre-elles proposent déjà ce genre de service, mais le font payer, 2 ou 3 euros par mois, ce qui est en fait assez cher. Maintenant, 2 ou 3 euros, comparés aux 8, 10 euros ou plus, facturés par la banque pour incident de paiement, cela peut valoir le coup d’y réfléchir...


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Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).