La prime de 1.000 euros ouverte à toutes les entreprises

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730.000 salariés ont fait appel au chômage partiel.

Bruno Le Maire a levé l'obligation de signer un accord d'intéressement pour qu'une entreprise puisse verser une prime défiscalisée et sans charges sociales à ses salariés.

Le gouvernement lève l'obligation de signer un accord d'intéressement pour qu'une entreprise verse à ses salariés une prime qui peut aller jusqu'à 1.000 €. Ce bonus, défiscalisé et sans charges sociales, a été mis en place pour répondre aux revendications sur le pouvoir d'achat des « gilets jaunes ». Le dispositif a été reconduit en 2020, mais pour les entreprises ayant signé cet accord, ce qui représentait un frein au versement de cette prime. Désormais, « il n'y a plus aucune condition », a assuré Bruno Le Maire au micro de Franceinfo. Le ministre de l'Économie a également fait le point sur le nombre de salariés bénéficiant du chômage partiel : depuis la mise en place de cette mesure, ils sont 730.000 à y faire appel.

8,5 milliards d'euros pour le chômage partiel

Le gouvernement a provisionné 8,5 milliards d'euros, mais « ça sera davantage », a assuré l'hôte de Bercy. De fait, le dispositif de chômage partiel, par lequel l'État verse la plus grande partie du salaire à la place de l'entreprise, revient déjà à 2,2 milliards d'euros. Les pouvoirs publics veulent que ces salariés restent dans leurs entreprises, même si l'activité économique tourne au ralenti. Le gouvernement a également dressé la liste des entreprises qui vont avoir besoin d'aide pour traverser cette période difficile. Le ministre de l'Économie n'a pas donné de noms car « cela fragiliserait ces entreprises », mais la liste est « importante ».

Des aides pour les grands groupes

« Chacun voit bien qu’il y a des secteurs, je pense à l’aéronautique, à l’automobile, qui ont besoin de soutien aujourd’hui », a précisé Bruno Le Maire. Air France-KLM, dont l'activité est quasiment réduite à néant, est dans cette situation, tout comme Renault et, dans une moindre mesure, le groupe PSA. Le président de Renault, Jean-Dominique Sénard, ne veut pas d'une renationalisation mais il a indiqué que le constructeur automobile pourrait solliciter des aides de l'État, ce qu'Emmanuel Macron a évoqué.


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