Le Québec : paradis fiscal pour des fortunes françaises ?

25 MILLIARDS €
La fraude fiscale coûterait 25 milliards d'euros à la France chaque
année.

Est-ce que le Québec est devenu un paradis fiscal pour des fortunes françaises ? C’est ce qu’affirme le bureau d’enquête du Journal de Montréal ce mardi 26 novembre 2019. Sans donner de noms, le quotidien québecois aurait réussi à obtenir des documents confidentiels concernant une évasion fiscale possible de la part de grandes fortunes, dont des fortunes françaises.

De l’argent déplacé depuis les Bermudes

Selon le Journal de Montréal, qui dévoile cette information à la suite de son enquête, l’argent stocké au Québec serait en provenance d’anciens paradis fiscaux aux Bermudes. Il aurait été déplacé, peut-être à la suite des célèbres Panama Papers qui ont dévoilé un système d’échelle mondial de fraude fiscale. Explosé en 2016, le scandale des Panama Papers avait secoué la planète et conduit à des contrôles croisés dans le monde entier.

Selon le Journal de Montréal, c’est la firme Blue Bridge, apparue dans les papiers des Panama Papers, qui serait le centre de ce système financier qui intéresse déjà le fisc français. « L’Hexagone cherche depuis 2015 à obtenir des informations précises sur des fiducies administrées chez Blue Bridge dans la province », écrit le journaliste Jean-François Cloutier. Blue Bridge serait ainsi dans le collimateur de Bercy mais également de l’Agence du Revenu du Canada (ARC).

Interdiction de dévoiler leur identité

Dans l’article, le Journal de Montréal ne donne pas l’identité des personnes ayant des liens avec Blue Bridge mais affirme avoir « les noms des bénéficiaires de trusts ». Le journal explique qu’une décision de la Cour fédérale du Canada a émis une ordonnance de confidentialité « qui nous empêche de révéler leur identité ».

Mais le journal donne quelques indices en parlant d’un « magnat du cinéma », « d’actionnaires importants d’un géant français de la vente au détail » ou encore de « l’héritier et ancien administrateur d’un groupe connu de produits de luxe et articles de mode ».

L’intégralité de l’enquête est à lire sur le Journal de Montréal.


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