Taxe d'habitation : sa suppression totale remise en cause par l'exécutif

20 %
Les 20% de ménages français les plus aisés pourraient continuer de
payer la taxe d'habitation.

Plusieurs membres du gouvernement ont annoncé chacun leur tour que l'exécutif réflichissait finalement à maintenir la taxe d'habitation pour les 20% de Français les plus riches, alors que cette dernière devait être supprimée.

Et si le gouvernement gardait la taxe d'habitation pour les 20% des Français les plus riches ?

Changement de cap en 2019 pour le gouvernement concernant la supression totale de la taxe d'habitation ! La possibilité de la maintenir pour les 20% de ménages les plus aisés « est sur la table », a indiqué lundi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, rejetant l'argument de rupture d'égalité devant l'impôt comme le suggérait le conseil constitutionnel.

« La promesse de campagne de la supprimer pour 80% des Français (...) est mise en place » et se pose maintenant « la question des 20 derniers pour cent », a précisé Benjamin Griveaux sur France Inter. En effet, pour rappel, la taxe d'habitation doit être supprimée en trois étapes (avec une baisse d'un tiers à chaque fois) pour 80% dès ménages. La première étape est intervenue en 2018. Pour garantir la constitutionnalité de la réforme, le gouvernement avait annoncé fin 2017 que les 20% des ménages les plus aisés y auraient droit, eux aussi, à la fin du quinquennat.

Une idée pour calmer la grogne des Gilets jaunes ?

De son côté, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire en avait fait l'annonce dimanche 6 janvier au Grand Rendez-vous Europe1/CNews/Les Echos. Il a été suivi par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, sur RTL, lundi 7 janvier. Ce dernier s'est ainsi dit plutôt favorable à ce que les Français ayant « de gros revenus et de grosses habitations » continuent de s'acquitter de la taxe d'habitation : « Peut-être qu'on pourrait effectivement imaginer que ce ne serait pas juste de les exclure » de son paiement.

Enfin, sur Cnews, le nouveau délégué général de La République en marche, Stanislas Guerini, a donné « raison » à Bruno Le Maire. Ce dernier estime, en effet, que « si on ferme toutes les portes à toutes les réflexions qu'on peut avoir, alors on ferme le grand débat » voulu par l'exécutif dans les territoires pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Cette annonce sera-telle suffisante pour calmer la grogne des Gilets jaunes ?


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