Travis Kalanick accusé de fraude par un fonds d'investissement

700 MILLIONS $
Uber aurait perdu plus de 700 millions de dollars au premier trimestre
2017.

Les déboires d’Uber avec son fondateur, Travis Kalanick, qui a été gentiment poussé vers la sortie après de nombreux scandales et qui n’a toujours pas été remplacé, ne semblent pas terminés. C’est désormais un des ses plus gros investisseurs, Benchmark Capital, qui accuse le fondateur de la start-up spéicalisée dans les VTC de fraude.

Travis Kalanick a-t-il tenté de prendre le pouvoir chez Uber ?

Selon ce que rapporte le site Axios le 10 août 2017, Benchmark Capital a déposé une plainte devant le tribunal de Chancery dans le Delaware, Etat américain où Uber est basée. Le fonds d’investissement accuse tout simplement Travis Kalanick d’avoir tenté de prendre le contrôle d’Uber en allant à l’encontre des intérêts de ses actionnaires, donc du fonds d’investissement. Benchmark Capital est également un des actionnaires ayant le plus poussé pour que Travis Kalanick soit limogé.

Tout remonte à l’année 2016, et plus précisément en juin. À l’époque Travis Kalanick n’était pas encore inquiété pour les divers scandales de sexisme et harcèlement qui l’ont par la suite poussé vers la sortie. Encore PDG, il avait alors proposé que le nombre de sièges du Conseil d’Administration d’Uber passent de 8 à 11 et s’était gardé le droit de nommer les trois membres de plus. Le vote est passé chez les actionnaires. Benchmark Capital regrette.

Le retour à 8 membres du Conseil d’Administration

Benchmark Capital a déclaré que s’il avait su le scandale qui allait suivre concernant le comportement de Travis Kalanick il n’aurait jamais donné ce pouvoir au fondateur de la start-up milliardaire. Du coup le fonds d’investissement estime que Travis Kalanick a tenté, par ce vote, de placer ses pions et de sécuriser sa position en tant que PDG, ce dernier étant nommé par le Conseil d’Administration.

La plainte déposée dans le Delaware, rapporte Axios, vise à annuler l’augmentation du nombre de sièges du Conseil d’Administration. Si le fonds d’investissement y parvient, non seulement Uber reviendra à une configuration à 8 sièges au CA mais, surtout, Travis Kalanick, qui y siège depuis sa démission de PDG, pourrait bien devoir en sortir.

Un coup dur alors qu’Uber n’arrive pas à trouver de remplaçant, que l’entreprise est toujours sans PDG et que la rumeur concernant un retour de Travis Kalanick se fait insistante.


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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.

 

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