La viande est trop chère, les Français en consomment moins

46 %
Pour 46 % des Français, « la viande coûte trop cher ».

Manger de moins de viande, ce n'est pas plus parce que l'on se sent l'âme d'un défenseur des animaux que d'un écologiste. Non, les Français, s'ils abandonnent la viande, c'est avant tout parc que cela coûte trop cher.
 

Et si l'amour n'était pas dans le pré ?

Plus de la moitié des Français (56 %) disent manger moins de viande « par rapport aux dernières années », avant tout pour des raisons économiques. En effet, pour 46 % des personnes interrogées, « la viande coûte trop cher ». Les sondés invoquent aussi le fait que « l’élevage industriel ne respecte pas le bien-être animal » (35 %) ou que « la viande n’est pas “bonne” pour[leur] santé » (31 %).
 

« Les scandales alimentaires » sont restés ancrés dans l'esprit de 26 % des sondés. Pourtant, parmi eux, 61 % mangent de la viande au moins une fois par jour. 19 % des personnes interrogées évoquent l'environnement. Seuls 9 % en mangent moins d’une fois par semaine.
 

La viande, mauvaise pour le climat ? Pas aux yeux des Français. Et pourtant celle-ci entre en compte pour 50 % dans les émissions de gaz à effet de serre dues à l’alimentation, selon un sondage publié lundi 26 octobre par Mediaprism pour l’ONG GoodPlanet et l’Institut national de la consommation-60 millions de consommateurs.
 

Une montagne de paradoxes

« L’alimentation représente le premier poste d’émission de gaz à effet de serre des foyers français (27 %) », relève GoodPlanet. Pourtant, c'est bien le seul point de leur consommation auxquels les Français ne veulent pas toucher. Plus des trois quarts estiment qu’il faut « changer ses habitudes d’achat » (79 %) et « être attentif à sa consommation énergétique dans la cuisine » (75 %). C'est bien beau. Mais ils ne sont que 57 % à citer le fait de consommer moins de viande. Moins d’une personne sur deux (41 %) cite l’alimentation.

Une écrasante majorité (92 %) pense qu’acheter des fruits et légumes de saison est efficace pour prévenir le changement climatique. Pourtant, « plus d’un tiers consomment régulièrement des tomates fraîches en hiver », souligne GoodPlanet.

 


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Lea Pfeiffer

Née en 1994, Léa Pfeiffer débute des études en journalisme audiovisuel à l'ISCPA de Paris une fois sortie bachelière de l'Ecole Boulle. Elle écrit occasionnellement des articles pour Economie Matin et le Journal de l'Economie. En parallèle, Léa Pfeiffer a déjà réalisé deux documentaires : "Aveugles 2.0", et "Capitale Zéro Déchêts". 

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