Voyages annulés : nouvelles règles de remboursement

100 %
Au terme des 18 mois, les voyageurs seront remboursés à 100%

Afin de soutenir le secteur du tourisme fortement touché par l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a décidé de modifier les règles de remboursement des réservations annulées, mais pas de panique pour les voyageurs. 

Deux possibilités 

Ceux qui avaient planifié un voyage pour le printemps ou cet été, ont peut être déjà reçu un mail de leur compagnie aérienne ou de leur hôtel leur proposant un avoir au lieu d’un remboursement. Tout est bien légal. Une ordonnance a été présentée mercredi en Conseil des ministres afin de permettre aux voyagistes de proposer un bon du même montant à utiliser sous 18 mois avant un remboursement défectif

Les clients pourront donc choisir entre un avoir du même montant que le voyage à utiliser avant un an et demi (à compter de la date de réservation) ou si, au terme d'an et demi, vous n'avez pas utilisé l'avoir pour diverses raisons choix, impossibilité financière ou de calendrier, alors vous pourrez obtenir le remboursement complet de votre voyage, du billet de train ou d'avion aux nuits d'hôtel. Seule la différence entre la nouvelle réservation et l'ancienne sera à régler.

Éviter la faillite 

À noter que pour être remboursé, il faut que la réservation ait été annulée par le voyagiste et non par le client. Si vous décidez vous-même d'annuler un voyage, il faut à chaque fois vérifier les conditions auprès de ceux avec qui vous vous êtes engagés. En cas d’interrogation ou de litige, vous pouvez vous adresser au Centre Européen des Consommateurs, à la Commission de Litiges Voyages 

L’objectif principal de cette mesure est d’éviter les faillites en série dans les agences de voyages liées à la crise sanitaires actuelle, car le secteur du tourisme (voyages, hôtellerie,restauration) a été durement touché. "Si on avait été amené à rembourser autrement que sous forme d'avoir l'ensemble des clients, là, c'était la déclaration de faillite immédiate", explique René-Marc Chikli, le président du SETO, le syndicat des tours opérateurs. "Grâce aux mesures du gouvernement, on devrait survivre", poursuit le responsable. 

Pour ne rien arranger, le gouvernement a également voté pour que les entreprises puissent utiliser les jours de congés et les RTT des salariés à leur convenance, pour faire face à une baisse de l'activité due à la pandémie. Les vacances, ce n’est donc pas pour tout de suite.


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