Depuis plusieurs années, les tensions commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires économiques, dont la France et l’Union européenne, ne cessent de s’intensifier. Récemment, Donald Trump a ravivé les braises du protectionnisme économique, imposant des droits de douane atteignant parfois 100% sur certains produits importés.
Et si la meilleure réponse à Trump était d’apprendre l’anglais ?

Dans ce contexte houleux où les négociations internationales deviennent cruciales, une réponse stratégique pour les entreprises françaises s’impose naturellement : renforcer la maîtrise des langues étrangères, à commencer par l’anglais.
Pourquoi l’anglais ? Parce qu'au-delà de l'aspect linguistique, il incarne un outil indispensable pour naviguer dans la complexité géopolitique et économique actuelle. L’anglais reste aujourd'hui la langue dominante des affaires internationales, des négociations commerciales aux discussions politiques, en passant par l’innovation technologique. Maîtriser cette langue, c’est maîtriser une part significative du jeu économique mondial.
Cependant, il ne s’agit pas uniquement de répondre à des enjeux transatlantiques. L’anglais est aussi un levier indispensable pour renforcer la communication au sein même de l’Europe, où les échanges interculturels et commerciaux ne cessent de s’intensifier. Dans une Union européenne diverse, maîtriser une langue commune permet de faciliter les coopérations internes, de simplifier les échanges et surtout d'entretenir une véritable culture du dialogue.
Selon une étude du British Council en 2023, les entreprises qui investissent activement dans la formation linguistique augmentent leur compétitivité internationale d’environ 30%. Pourtant, en France, près de la moitié des PME souffrent encore d'un déficit de compétences linguistiques adapté aux réalités du marché (Conseil d’orientation pour l’emploi, 2019). Un paradoxe inquiétant dans un contexte où chaque opportunité commerciale manquée en raison d'une incompréhension linguistique peut coûter cher.
Si l’anglais reste fondamental, maîtriser une deuxième langue étrangère devient essentiel pour éviter les biais culturels et construire des relations économiques saines et durables. Par exemple, parler l’allemand facilite significativement les échanges avec le puissant marché automobile allemand, essentiel pour les fournisseurs français de pièces détachées. Maîtriser l’espagnol permet d'ouvrir les portes aux marchés dynamiques de l’Amérique latine, notamment dans les secteurs agroalimentaire et du luxe, mais aussi de renforcer les liens économiques avec nos voisins espagnols, particulièrement dans les secteurs du tourisme et des énergies renouvelables. De même, une bonne connaissance de l’italien ou du néerlandais améliore grandement la compréhension interculturelle et simplifie considérablement les collaborations intra-européennes, comme l’exportation de produits de mode vers l’Italie ou la coopération logistique avec les grands ports des Pays-Bas.
Investir dans les compétences linguistiques n’est donc plus un choix mais une nécessité stratégique. Cela signifie concrètement former les équipes commerciales, techniques et support à utiliser plusieurs langues dans des contextes professionnels réels : négociations, présentations, gestion de crise ou échanges commerciaux complexes.
Face aux incertitudes économiques, aux tensions commerciales et aux enjeux géopolitiques actuels, maîtriser l'anglais et au moins une deuxième langue étrangère devient une réponse pragmatique et proactive. C’est une manière pour les entreprises françaises non seulement de répliquer intelligemment aux stratégies protectionnistes américaines mais aussi d’affirmer leur indépendance économique, leur compétitivité internationale et leur capacité à construire des relations équilibrées et pérennes.
