Jamais les salariés français n’ont autant envisagé de changer de cap. Reconversion, création d’activité, cumul emploi-entreprise : à l’aube de 2026, le salariat apparaît de plus en plus comme une étape transitoire plutôt qu’un horizon stable.
Emploi : 6 salariés sur 10 pensent à changer de voie

En janvier 2026, une enquête menée par l’institut FLASHS pour la plateforme Swapn met en lumière une transformation silencieuse mais massive des aspirations professionnelles. En France, les projets des salariés évoluent rapidement, portés par une quête de sens, de sécurité économique et d’autonomie, dans un contexte marqué par l’inflation, l’incertitude économique et la banalisation des outils numériques d’aide à la décision.
Les projets des salariés en France révélateurs d’un désir de rupture
Les projets des salariés en France traduisent d’abord une envie claire de changement, sans pour autant verser dans la rupture brutale. Selon l’étude FLASHS pour Swapn publiée en janvier 2026, 57 % des salariés déclarent vouloir faire évoluer leur situation professionnelle dans les mois à venir, qu’il s’agisse d’une reconversion, d’un projet entrepreneurial ou d’une démission. Cette proportion marque un seuil inédit et témoigne d’un rapport au travail profondément fragilisé.
Cependant, et c’est un point central pour comprendre les projets des salariés en France, cette aspiration au changement reste largement encadrée par la prudence économique. Ainsi, 22 % des salariés interrogés souhaitent créer une activité en parallèle de leur emploi, tandis que seuls 9 % envisagent de quitter totalement leur poste pour se lancer à leur compte, selon les données de l’étude FLASHS pour Swapn. Autrement dit, la majorité privilégie une stratégie de sécurisation des revenus, dans laquelle le salariat continue de jouer un rôle d’amortisseur financier, même lorsque l’envie d’entreprendre est bien présente.
Cette prudence se retrouve également dans les différences de genre observées. L’étude souligne que la création d’activité est deux fois plus citée par les hommes que par les femmes, un écart qui reflète à la fois des inégalités économiques persistantes et des niveaux de prise de risque différenciés. Les projets des salariés en France ne relèvent donc pas d’un élan uniforme, mais d’arbitrages complexes, fortement influencés par les contraintes financières et sociales.
Les projets des salariés en France guidés par le sens plus que par l’argent
Contrairement aux représentations classiques de l’entrepreneuriat, les projets des salariés en France ne sont pas majoritairement motivés par l’appât du gain. L’étude FLASHS pour Swapn révèle que seuls 20 % des salariés aspirant à entreprendre citent la richesse ou la notoriété comme motivation.
Dans les faits, les motivations les plus fréquemment évoquées sont la recherche de liberté, l’autonomie dans l’organisation du travail et la volonté de donner davantage de sens à son activité professionnelle, selon l’enquête FLASHS. L’argent reste présent, mais sous une autre forme : il s’agit davantage de mieux gagner sa vie que de devenir riche, une nuance essentielle pour comprendre la nature des projets des salariés en France.
Cette évolution des motivations a des implications économiques majeures. Elle explique notamment la montée en puissance de formes d’entrepreneuriat individuel, de micro-activités et de projets à faible intensité capitalistique. Les projets des salariés en France s’inscrivent ainsi dans une économie du quotidien, loin des modèles spectaculaires de la start-up, et davantage ancrée dans la recherche d’équilibres personnels durables.
Les projets des salariés en France transformés par l’usage de l’intelligence artificielle
Un autre enseignement central de l’étude concerne le rôle de l’intelligence artificielle dans la construction des projets des salariés en France. Selon FLASHS pour Swapn, 85 % des salariés envisageant d’entreprendre en 2026 ont déjà utilisé une intelligence artificielle générative pour réfléchir à leur projet.
Loin de se limiter à des usages créatifs, l’intelligence artificielle est mobilisée sur des sujets très concrets. Ainsi, 34 % des répondants déclarent l’avoir utilisée pour comprendre la fiscalité française, chercher à réduire certaines contraintes ou comparer les régimes fiscaux avec d’autres pays. Cette utilisation montre que les projets des salariés en France sont de plus en plus structurés autour d’outils perçus comme des substituts accessibles à des conseils professionnels coûteux.
Au-delà de l’aspect technique, l’intelligence artificielle joue également un rôle psychologique déterminant. L’étude révèle que 97 % des salariés utilisateurs de l’IA estiment qu’elle renforce leur confiance dans leur capacité à mener leur projet. De plus, 49 % jugent que l’entrepreneuriat est aujourd’hui plus accessible qu’auparavant.
