En période de soldes, de nombreux commerçants aimeraient ouvrir leurs magasins le dimanche pour capter davantage de clientèle. Pourtant, la loi en France n’autorise pas systématiquement ces ouvertures dominicales : elles sont encadrées par des règles strictes qui varient selon le type de commerce, la localisation et les accords employés.
Magasins et repos dominical : les règles légales en période de soldes

La période réglementaire des soldes d’hiver 2026 en France s’étend pour la plupart des départements métropolitains du mercredi 7 janvier 2026 à 8h00 au mardi 3 février 2026 inclus, conformément à la réglementation du code du commerce. En ces périodes, les magasins doivent respecter des obligations strictes sur : le stock des produits, l’étiquetage des remises et l’affichage des prix ; mais rien dans ces règles n’accorde automatiquement le droit d’ouvrir le dimanche.
Le principe légal : repos dominical
La règle prévoit que le dimanche est destiné au repos des salariés et, à ce titre, l’ouverture d’un commerce le dimanche est normalement interdite.
Cette interdiction est liée au repos hebdomadaire prévu par le Code du travail pour les salariés, qui ne peuvent travailler plus de six jours par semaine.
Exceptions principales à l’interdiction de l'ouverture des magasins le dimanche
La loi prévoit plusieurs exceptions qui permettent à un commerce d’être ouvert un dimanche, même pendant les soldes.
Sans salarié : un magasin peut ouvrir un dimanche sans autorisation si aucun salarié n’est requis pour son fonctionnement ce jour‑là.
Commerces alimentaires : les boulangeries, boucheries, poissonneries, etc., peuvent ouvrir jusqu’à 13h00 le dimanche sans autorisation.
Hôtels, cafés et restaurants : autorisés à ouvrir sans restriction d’horaire.
Zones géographiques spécifiques : les magasins situés en zones touristiques internationales (ZTI) ou zones commerciales peuvent ouvrir le dimanche sans autorisation préalable.
Enfin, les dimanches du maire : la municipalité peut décider d’autoriser l’ouverture collective des commerces jusqu’à 12 dimanches par an, liste connue avant le 31 décembre de l’année précédente.
Modalités d’emploi et rémunération
Lorsqu’un commerce n’entre pas dans une de ces catégories, il peut toutefois ouvrir un dimanche si une convention collective ou un accord d’entreprise l’autorise, ou une dérogation préfectorale a été obtenue.
Dans ces cas, les salariés doivent être volontaires pour travailler, et leur rémunération dominicale est souvent majorée (au minimum double), avec un repos compensateur accordé.
Cas pratique : périodes de soldes
Dans les faits, les conseils municipaux fixent souvent des dimanches d’ouverture correspondant notamment au calendrier des soldes : par exemple, pour 2026, certaines collectivités ont prévu jusqu’à 11 dimanches d’ouverture dominicale, incluant les dimanches du début et de la fin des soldes d’hiver ou d’été.
Mais cette autorisation municipale reste une dérogation, non une règle générale : sans elle ou sans autre cadre légal, un magasin ne peut ouvrir le dimanche.