Vent du Bocage (VDB) , la Fédération Environnement Durable (FED) et la Fédération Vienne Environnement Durable (F.V.E.D.) saluent le refus par le préfet de la Vienne du projet éolien « Plaine de Thou » sur la commune de Rouillé.
Éolien industriel : à Rouillé (Vienne), la protection des espèces menacées s’impose face à des projets de plus en plus contestés

Cette décision intervient quelques semaines seulement après une victoire historique de Vent du Bocage devant le Conseil d’État, qui a annulé le projet de six éoliennes dit « Les Champs Carrés » sur la même commune .
Deux projets distincts, portés par le même promoteur, QEnergy, filiale d’une société coréenne, viennent ainsi d’être stoppés ou lourdement remis en cause par le droit, illustrant une remise en question profonde de l’éolien industriel.
Dans son arrêté de refus concernant la Plaine de Thou, le préfet relève explicitement que les risques d’atteinte à la faune, aux habitats naturels et aux espèces protégées ne peuvent être suffisamment évités ni réduits, malgré les mesures proposées par le porteur de projet. Le document souligne l’insuffisance des dispositifs d’évitement, de réduction et de compensation. Il rappelle que les dérogations au régime de protection des espèces protégées ne sauraient devenir la règle.
Rapaces, espèces patrimoniales, oiseaux migrateurs, chauves-souris et espèces en situation de conservation défavorable figurent parmi les enjeux identifiés. Le préfet conclut que le projet fait peser un risque résiduel incompatible avec les exigences du Code de l’environnement, conduisant à un refus pur et simple de l’autorisation.
La question des espèces protégées, longtemps minimisée ou traitée comme un simple obstacle administratif, devient centrale: "La transition énergétique ne peut pas se faire au prix du massacre du vivant "
À Rouillé comme ailleurs, les projets se heurtent désormais à des constats scientifiques et juridiques incontournables sur les impacts irréversibles et destructeurs de ces installations sur la biodiversité.
Les atteintes aux espèces protégées exposent les collectivités locales à des risques juridiques croissants.
La FED encourage tous les maires à édicter, sur leur commune, des règles d’urbanisme adaptées afin de préserver cette richesse que constitue la biodiversité, aujourd’hui lourdement atteinte par ces projets.