Les déclarations de Donald Trump sur le Groenland de ce début d’année 2026 ont fait l’effet d’un signal d’alarme, puis d’un soulagement. En quelques jours, le président américain est passé d’une rhétorique de confrontation à un discours d’apaisement, écartant toute option militaire et suspendant ses menaces commerciales contre l’Union européenne.
Davos : Trump renonce à la force et calme la crise du Groenland

Le 21 janvier 2026, à Davos, Donald Trump a affirmé avoir défini le cadre d’un futur accord sur le Groenland avec le secrétaire général de l’OTAN. Cette déclaration marque un tournant net après plusieurs semaines de tensions avec l’Union européenne. Le Groenland, au cœur d’enjeux stratégiques et commerciaux majeurs, est devenu en quelques mois un symbole de la relation heurtée entre Washington et Bruxelles.
Trump : la fin assumée de l’option militaire au Groenland
Depuis le début de l’année, le Groenland concentrait toutes les inquiétudes diplomatiques. Donald Trump avait laissé planer le doute sur l’usage de moyens coercitifs pour défendre les intérêts américains dans l’Arctique. Or, à Davos, le président américain a clairement fermé cette porte. « Nous ne parlons pas de force, mais de coopération et de sécurité », a-t-il déclaré, selon Time. Cette phrase a été interprétée comme un message direct aux alliés européens et au Danemark, puissance souveraine du Groenland.
Ce changement de ton n’est pas anodin. Le Groenland occupe une position stratégique essentielle pour la défense nord-atlantique. Bases militaires, routes maritimes et surveillance de l’Arctique en font un territoire clé pour l’OTAN. Donald Trump, opérant un revirement à 180 degrés, a insisté sur le fait que toute solution devait s’inscrire dans un cadre multilatéral. Selon The Washington Post, le président américain a même salué un « cadre d’accord » élaboré avec l’OTAN, soulignant que cette approche permettait d’éviter toute escalade inutile.
Trump se couche devant l’Europe et abandonne ses menaces
Le revirement de Donald Trump sur le Groenland ne se limite pas au champ militaire. Il s’accompagne d’un net recul sur le terrain commercial. Jusqu’à la mi-janvier 2026, la Maison-Blanche évoquait la possibilité d’imposer des droits de douane punitifs contre l’Union européenne. Ces mesures auraient pu atteindre jusqu’à 25 % sur certaines importations, selon Bloomberg.
À Davos, Donald Trump a annoncé la suspension de ces menaces tarifaires, que ce soit celles applicables au 1er février ou celles du 1er juillet 2026. Il a justifié ce choix par la nécessité de préserver la stabilité économique mondiale. Selon Bloomberg, ce gel des sanctions est directement lié aux discussions engagées avec l’OTAN sur le Groenland. Le président américain a ainsi cherché à rassurer les marchés et les partenaires européens. Toutefois, ce recul reste conditionnel. Donald Trump a rappelé que les États-Unis demeuraient vigilants quant à la protection de leurs intérêts stratégiques et commerciaux dans l’Arctique.
Davos offre traditionnellement une tribune internationale où les déclarations sont scrutées à la loupe. En choisissant ce cadre, Donald Trump a voulu donner une portée maximale à ses annonces sur le Groenland. Selon Business Insider, le président a néanmoins conservé un ton critique à l’égard de l’Union européenne, estimant que celle-ci devait assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité. L’apaisement est donc réel, mais fragile.
Union européenne et Groenland : soulagement prudent et vigilance stratégique
Pour l’Union européenne, les annonces de Donald Trump sur le Groenland ont été accueillies avec un mélange de soulagement et de prudence. La perspective d’une opération militaire américaine ou de sanctions commerciales massives faisait craindre une crise majeure dans les relations transatlantiques. En écartant explicitement l’usage de la force, Donald Trump a dissipé l’un des principaux motifs d’inquiétude. Reuters souligne toutefois que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a précisé que la question du statut du Groenland n’avait pas été abordée lors de ses échanges avec le président américain
Cependant, l’Union européenne reste attentive aux contours du futur accord. Le Groenland, territoire autonome du Danemark, soulève des questions de souveraineté. Donald Trump a insisté sur le fait que le cadre d’accord devait « fonctionner pour tout le monde », selon The Washington Post. Une formule volontairement vague, qui laisse de nombreuses zones d’ombre.
Sur le plan politique, cet épisode renforce le rôle de l’OTAN comme intermédiaire incontournable entre Washington et Bruxelles. En s’appuyant sur l’Alliance atlantique, Donald Trump a contourné une confrontation directe avec l’Union européenne. Pour les Européens, le Groenland devient ainsi un test de leur capacité à parler d’une seule voix face aux États-Unis. L’apaisement actuel ne dissipe pas toutes les tensions, mais il offre un répit bienvenu dans une relation transatlantique qui se dégrade.
