À fin 2025, les encours d’épargne salariale atteignent près de 230 milliards d’euros, en hausse de 15% sur un an, confirmant l’attrait croissant des dispositifs collectifs d’épargne pour les salariés, se félicite l’Association Française de la Gestion d’Actifs (AFG).
Épargne salariale : les encours explosent en 2025

Une épargne salariale portée par des encours record et un effet marché favorable
L’épargne salariale, portée notamment par les dispositifs de participation, d’intéressement et de plan d’épargne entreprise, s’impose désormais comme un vecteur incontournable de constitution de patrimoine à moyen et long terme. À fin 2025, les encours d’épargne salariale atteignent environ 230 milliards d’euros indique l’Association Française de la Gestion d’Actifs. Ce niveau constitue un record historique pour ce segment de l’épargne collective.
Cette progression s’inscrit dans une dynamique particulièrement soutenue, avec une hausse de 15% en 2025. Plusieurs facteurs expliquent cette performance. D’une part, les marchés financiers ont offert un environnement favorable, contribuant mécaniquement à la valorisation des placements. À son tour, cet effet marché a joué un rôle déterminant dans l’augmentation globale des encours. D’autre part, la collecte nette reste positive. Les versements des entreprises au titre de la participation et de l’intéressement, ainsi que ceux des salariés eux-mêmes, alimentent régulièrement ces plans. Cette double contribution consolide la progression et renforce l’ancrage de l’épargne salariale dans les pratiques financières des ménages.
PEE, participation et intéressement : moteurs clés de l’épargne salariale
Le plan d’épargne entreprise, la participation et l’intéressement constituent les principaux leviers d’alimentation de l’épargne salariale. Le plan d’épargne entreprise, ou PEE, permet aux salariés de se constituer un portefeuille de valeurs mobilières avec l’appui de leur employeur. Ce mécanisme, souvent abondé par l’entreprise, renforce l’attractivité du dispositif en augmentant l’effort d’épargne initial.
La participation, qui redistribue une part des bénéfices de l’entreprise, et l’intéressement, lié aux performances économiques ou financières, alimentent directement ces plans. Selon les données de l’Association Française de la Gestion d’Actifs, ces dispositifs restent au cœur de la constitution de l’épargne salariale.
Ces dispositifs contribuent à fidéliser les salariés tout en les associant aux résultats de leur entreprise. Ils offrent également un cadre fiscal avantageux, ce qui explique en partie son succès croissant auprès des ménages français.
Une diffusion croissante de l’épargne salariale dans les entreprises
Au-delà des grands groupes, l’épargne salariale gagne progressivement du terrain dans les petites et moyennes entreprises. Cette diffusion constitue un levier essentiel de croissance pour les encours. En même temps, les dispositifs se démocratisent grâce à des évolutions réglementaires favorables. Les mesures incitatives mises en place ces dernières années facilitent l’accès des PME à ces outils, réduisant les contraintes administratives et financières.
Cette expansion élargit la base des bénéficiaires. De plus en plus de salariés peuvent désormais accéder à ces dispositifs, ce qui contribue mécaniquement à l’augmentation des encours globaux. Dans le même temps, les entreprises y trouvent un outil de gestion des ressources humaines particulièrement efficace. En liant une partie de la rémunération aux performances, elles renforcent l’engagement des équipes tout en maîtrisant leurs charges.
L’épargne salariale, entre attractivité fiscale et recherche de rendement
Le succès de l’épargne salariale repose également sur ses avantages fiscaux. Les sommes versées dans ces dispositifs bénéficient d’un cadre fiscal incitatif, ce qui en fait une alternative attractive à d’autres formes d’épargne. Dans un contexte de taux d’intérêt encore incertains et de volatilité des marchés, les ménages privilégient des solutions offrant un compromis entre rendement et sécurité. L’épargne salariale répond précisément à cette attente.
Cette dynamique s’inscrit dans une logique de recherche de rendement, mais aussi d’optimisation fiscale. Les exonérations et avantages associés renforcent l’intérêt des salariés pour ces dispositifs. Par ailleurs, la diversification des supports d’investissement proposés dans les plans d’épargne permet d’adapter les stratégies aux profils de risque des épargnants. Cette flexibilité contribue à élargir l’attrait de l’épargne salariale auprès d’un public toujours plus large.
