Le nombre de demandeurs d'emploi sans activité vient de franchir le cap des 3,323 millions au deuxième trimestre 2026. Une hausse de 0,8 %, après une baisse de 1,2 % au trimestre précédent. Bienvenue dans le yo-yo permanent d'un marché du travail que l'État administre à coups de milliards sans jamais s'interroger sur les vraies raisons de son dysfonctionnement.
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Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité en France au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,8 % selon France Travail.
Le chômage remonte, et on nous explique que ce n'est pas vraiment ça
Évidemment, les communicants du gouvernement sont déjà aux manœuvres. On nous explique que la hausse est "en trompe-l'œil", qu'il faut "interpréter avec prudence", que des changements réglementaires brouillent la lecture. C'est fascinant, non ? Quand les chiffres baissent, on les revendique haut et fort. Quand ils remontent, subitement, ils deviennent complexes, contextuels, presque incompréhensibles pour le commun des mortels.
Laissez-moi vous proposer une lecture plus directe. La France compte aujourd'hui plus de 3,3 millions de personnes sans aucune activité inscrites à France Travail. Et parmi elles, la hausse est particulièrement marquée chez les jeunes. Les mêmes jeunes qu'on prétend préparer à l'emploi avec des dispositifs publics qui coûtent des milliards et dont l'efficacité reste, pour le moins, à démontrer.
Pendant ce temps, aux États-Unis — oui, je sais, la comparaison agace certains — le taux de chômage se stabilise autour de 4,2 % avec des créations de postes dynamiques. La Réserve fédérale peut regarder les chiffres de l'emploi sans trembler. En France, on tord les statistiques pour éviter de regarder la réalité en face.
Le vrai problème, c'est le coût du travail et la rigidité du marché
Force est de constater que la France pratique depuis des décennies une forme de schizophrénie économique remarquable : on dit vouloir réduire le chômage, et on maintient obstinément tout ce qui l'entretient.
Le coût du travail reste parmi les plus élevés d'Europe pour les entreprises. Les rigidités à l'embauche et au licenciement découragent les employeurs de créer des CDI. La complexité administrative fait fuir les investisseurs étrangers. Et pendant qu'on débat à l'infini de la réglementation, nos voisins allemands — sous l'impulsion d'un chancelier Merz qui réclame des coupes massives dans le budget européen — choisissent une autre voie : celle de la rigueur et de la compétitivité.
Je pense sincèrement que le problème n'est pas conjoncturel. Il est structurel. La France dépense chaque année des dizaines de milliards en politiques d'emploi actives, en formations souvent inadaptées, en dispositifs empilés les uns sur les autres depuis trente ans. Et le résultat ? 3,3 millions de demandeurs d'emploi. On appelle ça comment, si ce n'est pas un échec industriel de la politique publique ?
Simplifier, alléger, libérer : c'est ça, la vraie politique de l'emploi
La solution n'est pas mystérieuse. Elle est documentée, prouvée, observable dans des pays qui nous entourent. Les Pays-Bas, avec leur marché du travail flexible, affichent un taux de chômage deux fois inférieur au nôtre. La Suisse, sans SMIC légal national imposé par décret, parvient à maintenir un chômage résiduel. Le secret ? Des entreprises qu'on laisse recruter, investir, se développer sans les noyer sous les charges et les contraintes.
Réduire les cotisations patronales au-delà du SMIC, simplifier radicalement le Code du travail, supprimer les couches réglementaires inutiles : voilà ce qui crée des emplois. Pas une nouvelle agence, pas un nouveau plan gouvernemental, pas une énième concertation sociale.
3,3 millions de chômeurs, c'est 3,3 millions de raisons d'arrêter de tergiverser.

