Publiée fin juin, la plus vaste expertise scientifique disponible sur l’éolien en mer et la biodiversité marine vient d’être remise en lumière par Dis-Leur !.
Éolien en mer : l’État joue aux apprentis sorciers avec nos océans

Verdict des chercheurs de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et du CNRS, après deux ans d'analyse de plus de 4 500 publications : des « transformations durables de la biodiversité marine sont vraisemblables ».
Collisions et effet barrière pour les oiseaux et les chauves-souris, nuisances sonores pour les mammifères marins, bouleversement des fonds marins : l'étude recense dix pressions distinctes exercées par les parcs éoliens sur les écosystèmes. Et elle le reconnaît elle-même : les effets cumulés et à long terme restent largement inconnus.
Le Gouvernement, lui, n'attend pas. Il maintient l'appel d'offres AO10 : 10 GW supplémentaires, environ 1 200 éoliennes géantes plantées en mer, alors que ses propres experts avouent ne pas savoir ce que cela va détruire.
Pour la Fédération Environnement Durable, le constat est sans appel : on industrialise à marche forcée un milieu dont on ignore la résilience.
La FED exige l'arrêt immédiat de l'attribution de l'AO10 et de tout nouvel appel d'offres éolien en mer, tant que les lacunes pointées par l'expertise Ifremer-CNRS n'auront pas été comblées.