Le décret n° 2026-981 publié le 24 octobre 2026 organise la vente de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques. Dès le 1er novembre, les automobilistes bénéficieront d’une baisse de 12 à 18 centimes par litre, soit jusqu’à 11 euros d’économie par plein.
Prix du gazole : votre plein va coûter jusqu’à 11 euros de moins

À partir du 1er novembre 2026, le plein de gazole coûtera entre 12 et 18 centimes de moins par litre. Pour un réservoir de 60 litres, cela représente une économie de 7 à 11 euros à chaque passage à la pompe. Le décret n° 2026-981, publié au Journal officiel le 24 octobre 2026, officialise cette mesure attendue par des millions d'automobilistes français.
Une baisse confirmée : 12 à 18 centimes par litre dès le 1er novembre
Le texte réglementaire autorise la vente de 1,6 million de mètres cubes de gazole issus des stocks stratégiques, soit l'équivalent de 10 millions de barils. Les distributeurs de carburants doivent obligatoirement répercuter cette baisse sur les consommateurs. Selon Capital, le décret précise que "cette répercussion peut également avoir lieu par anticipation à compter du 1er novembre 2026".
Avec un prix moyen du gazole oscillant entre 2,30 et 2,40 euros le litre depuis début octobre, la baisse annoncée ramènerait le tarif autour de 2,15 à 2,22 euros. Pour un automobiliste effectuant deux pleins par mois, l'économie mensuelle atteint entre 14 et 22 euros, soit 168 à 264 euros sur la période d'application de la mesure jusqu'au 31 janvier 2027. Les ménages chauffés au fioul domestique bénéficieront également de cette réduction, allégeant leur facture énergétique hivernale. Le gouvernement estime qu'un plein pourrait générer jusqu'à 10 euros d'économie.
Comment le gouvernement baisse les prix : libération des stocks stratégiques
La Sagess, Société anonyme de gestion des stocks de sécurité, met à disposition ces volumes selon une modalité inhabituelle. Contrairement aux pratiques habituelles de prêt, Le Monde précise que la vente s'effectue au coût moyen pondéré d'acquisition. Les distributeurs achètent donc ce gazole à un tarif avantageux, répercutant mécaniquement la différence sur le prix final. Cette intervention directe sur le marché vise à contrer la hausse des cours pétroliers observée depuis plusieurs semaines.
Qui contrôle que les distributeurs répercutent vraiment la baisse ?
Le décret instaure un dispositif de surveillance strict. Les autorités doivent contrôler régulièrement les bilans des ventes et vérifier la conformité des répercussions tarifaires. Les distributeurs ont l'obligation d'informer les consommateurs avant la vente de la baisse appliquée. Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, s'est engagé volontairement à participer à cet effort de réduction. Les stations-service devront afficher clairement le nouveau tarif, permettant aux automobilistes de comparer et de s'assurer du respect de l'obligation légale.
Jusqu'au 31 janvier 2027 : une mesure temporaire mais bienvenue
La période d'application court sur trois mois, du 1er novembre 2026 au 31 janvier 2027. Ce calendrier correspond à la période hivernale où la consommation de gazole et de fioul domestique atteint son maximum. Toutefois, comme le souligne Six Actualités, "une réserve mobilisée aujourd'hui ne peut pas être considérée comme disponible à l'identique demain". La mobilisation des stocks stratégiques, conçus pour répondre aux crises d'approvisionnement, réduit mécaniquement les marges de sécurité énergétique du pays. Le gouvernement anticipe néanmoins que cette fenêtre temporaire suffira à absorber les tensions tarifaires actuelles.
Les agriculteurs aussi sont aidés : le gazole non routier en baisse
Un décret distinct prolonge le dispositif d'aide pour l'achat de gazole non routier (GNR) destiné aux travaux agricoles jusqu'en décembre 2026. Les exploitants bénéficient d'une réduction de 15 centimes par litre, portée à 35 centimes avec l'engagement de TotalEnergies. Entre avril et août 2026, plus de 184 000 agriculteurs ont reçu 74 millions d'euros au titre de ce soutien. L'enveloppe mensuelle s'élève à 50 millions d'euros, témoignant de la volonté gouvernementale de soutenir un secteur confronté à des difficultés économiques majeures. Le cumul des aides sur le GNR et la baisse générale du gazole routier représente un double soulagement pour les exploitations agricoles fortement dépendantes du carburant.
