Après les frigos des supermarchés, un prestataire de l’Établissement français du sang a été ciblé par des hackers, provoquant un réchauffement de certaines chambres froides conservant des produits sanguins et des échantillons destinés à des biothèques. L’EFS assure néanmoins que le piratage n’a eu aucun impact sanitaire.
Après les supermarchés, la chaîne du froid de nouveau confrontée au risque cyber

Lorsque le numérique pilote le froid, une cyberattaque peut directement affecter ce que l'équipement est chargé de protéger. Après les attaques contre les systèmes frigorifiques de supermarchés en octobre, cet incident contre un fournisseur de l'Établissement français du sang rappelle le rôle essentiel que peuvent jouer les équipements de réfrigération connectés, qu'il s'agisse de préserver des denrées alimentaires ou des produits sanguins.
Dans le cas de l'Établissement français du sang, les systèmes de surveillance et d'alarme ont permis de détecter rapidement l'anomalie et d'éviter qu'un incident cyber entraîne des conséquences sanitaires : aucun produit sanguin n'a été perdu et aucun impact sanitaire n'a été constaté. Cette réactivité souligne l'importance de la préparation de sa résilience, qui repose notamment sur une supervision indépendante des températures, des procédures, des alarmes et la capacité à transférer rapidement les produits.
L'incident ayant touché un prestataire d'équipements frigorifiques, la vigilance ne doit pas s'arrêter aux équipements gérés en propre. Dès à présent, les organisations de toutes tailles doivent examiner la sécurité de leurs objets connectés, industriels ou non, qu'ils soient gérés en interne ou par des prestataires.
