L’échec de la plupart des politiques publiques est tellement manifeste qu’il justifierait une véritable rupture. Pour résoudre un problème, le système actuel consiste à renforcer la réglementation, ce qui entraîne des coûts supplémentaires.
Action publique : il faut une révolution !

Pour limiter les dégâts qui en résultent, on subventionne leurs victimes. Pour financer ces subventions, on augmente les prélèvements obligatoires. Ceci entraîne d’autres problèmes, qu’on tente de résoudre avec la même méthode. Il faut sortir de ce cercle vicieux.
La nécessaire inversion des directions qui animent les politiques publiques doit s’appuyer sur les principes, complémentaires, de liberté et de responsabilité. Ainsi, il faudrait baser prioritairement l’action publique sur l’incitation positive et non plus sur les contraintes fiscales et réglementaires. Plus précisément, on devrait préférer les mesures d’encouragement plutôt que les obligations et interdictions. Ces mesures pourraient être, largement, des allègements conditionnels d'impôts et autres charges, puisque la France détient le record du monde dans ce domaine. Le caractère positif de cette démarche serait bénéfique pour l’économie nationale, directement par l’amélioration de sa compétitivité, indirectement par celle du moral des acteurs économiques.
On pourrait ainsi favoriser l’investissement productif des entreprises, capital pour bénéficier des avancées technologiques, notamment avec l’intelligence artificielle. Et on ne doit jamais oublier que la richesse nationale se fonde essentiellement sur la production.
De plus, dans l’action publique, le contrat doit être préféré à la contrainte, car il peut concilier l’intérêt général et celui des agents économiques concernés. Des conditions acceptées sont forcément moins dommageables que des contraintes imposées.
Par ailleurs, il faut mettre en œuvre le principe de subsidiarité, qui consiste à conférer le pouvoir de décision à l’échelon territorial assurant la meilleure efficacité pour les personnes concernées. Dans cette optique, les Communes devraient pouvoir déroger aux normes nationales, en fonction des contextes locaux. Des économies et une meilleure efficacité en résulteraient.
Ce serait une vraie révolution. Ceci nécessite donc un grand courage, que peu de politiciens possèdent. Cependant, on peut apprécier le programme, allant en ce sens, de Nouvelle Energie, le parti de David Lisnard.
