Fermeture d’espace aérien, vols annulés, aéroports paralysés : depuis le 28 février 2026, la crise militaire entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran provoque un séisme dans le transport aérien. Aux Émirats arabes unis, plaque tournante mondiale du trafic long-courrier, la situation reste extrêmement tendue pour chaque passager en transit ou au départ.
Guerre en Iran : les aéroports du Golfe restent fermés

Aéroports de Dubaï, Abou Dhabi et Sharjah : des vols massivement annulés et retardés
Le 28 février 2026, après des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran et la risposte iranienne avec des tirs iraniens sur les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Koweit, l'Arabie saoudite, l'Irak, la Jordanie, l'Oman et le Qatar, une série de fermetures d’espace aérien a été décidée dans plusieurs pays du Moyen-Orient. Par effet domino, l’Iran, Israël, l’Irak, la Jordanie, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis ont successivement fermé leur espace aérien civil. Cette cascade de décisions a immédiatement paralysé les grands hubs régionaux, en particulier les aéroports des Émirats. Au total, 19.000 vols ont été retardés dans le monde à la suite de ces décisions. Il ne faut pas oublier que les aéroports de Dubaï, Abou Dhabi et de Sharjah ne sont pas de simples plateformes régionales. Ils constituent des carrefours stratégiques entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Océanie.
Aux Émirats arabes unis, l'Autorité générale de l'aviation civile a annoncé la fermeture complète de l’espace aérien national à partir du 28 février 2026, suspendant arrivées, départs et survols commerciaux. Concrètement, cela signifie qu’aucun vol commercial ne peut ni décoller ni atterrir pendant la période de fermeture. Le célèbre cite FlightRadar24 ne montre en effet aucun vol commercial au départ ni à l'arrivée des Émirats arabes unis.

La fermeture de l'espace aérien court jusqu'au 2 mars 2026 à 14 heures, heure à la quelle Etihad espèce reprendre ses vols. Emirates, Air Arabia et Flydubai comptent faire de même à 15 heures. Cette reprise reste bien entendu théorique, de nouveaux tirs iraniens ou des renseignements en ce sens pouvant retarder encore la reprise.
Les compagnies européennes se veulent encont encore plus prudentes. Lufthansa a annoncé la suspension de ses vols vers les Émirats arabes unis et le survol de la région jusqu’au 4 mars 2026 au moins. Air France, de son côté, annonce la suspension des vols vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyadh jusqu'au 3 mars 2026 au soir au moins.
Les aéroports du Moyen-Orient, théâtres d’une gestion de crise permanente
Cette annulation des vols entraîne une réaction en chaîne : avions hors position, équipages en attente, slots aéroportuaires perdus. Suite à la fermeture de l'espace aérien émirati, les détournements de vols se sont multipliés. En Égypte, les aéroports ont accueilli 22 vols déroutés en une journée. Chaque vol détourné signifie des centaines de passagers débarqués dans un aéroport non prévu, sans logistique adaptée, avec des bagages parfois restés à bord d’un appareil appelé à repartir ailleurs. Face à l’ampleur de la situation, certains gouvernements ont commencé à planifier des évacuations. Le Royaume-Uni a par exemple préparé des dispositifs pour ses ressortissants coincés dans les zones touchées par la fermeture de l’espace aérien. Le Quai d'Orsay n'a pas annoncé de mesure de ce type pour le moment.
Pour un passager ayant un vol prévu vers ou via un aéroport des Émirats arabes unis, la recommandation implicite des compagnies est de vérifier le statut du vol avant de se rendre à l’aéroport, anticiper des retards importants et envisager des solutions alternatives.
