Voyager avec son smartphone en guise de pièce d’identité : dès l’été 2026, l’application France Identité franchit un cap dans les aéroports français. Une avancée pratique pour les voyageurs, mais encore encadrée par des règles strictes. Entre promesse de simplification et contraintes réglementaires, voici ce qu’il faut vraiment savoir.
France identité : l’appli bientôt acceptée pour l’avion ?

L’application France Identité pourra être utilisée pour embarquer dans les aéroports en France. Jusqu’ici surtout cantonnée aux démarches en ligne, l’application devient un outil concret pour le voyage. Pour les consommateurs, l’enjeu est clair : gagner en praticité lors des voyages.
Voyage en avion : ce qu’il sera réellement possible de faire avec France Identité
L’évolution est officielle. « Dès cet été, les aéroports auront pour consigne d'accepter la carte d'identité virtuelle lors de l'embarquement », a indiqué la Direction générale de l’aviation civile, citée par Numerama. L’application permettra de présenter sa carte d’identité au format numérique au moment du contrôle d’embarquement.
Ainsi, pour un vol intérieur en France ou au sein de l’espace Schengen, le voyageur pourra, en théorie, sortir son smartphone plutôt que sa carte plastique. L’application affiche en effet les données d’identité issues de la carte nationale d’identité électronique, au format carte bancaire.
Pour les voyageurs réguliers, l’intérêt est évident. Moins de manipulation de documents. Moins de risque d’oubli au moment de quitter son domicile. En revanche, l’application ne dispense pas de détenir une carte d’identité valide. Si le document physique est expiré, la version numérique perd également sa validité.
Une application adoptée par 3,6 millions d’utilisateurs, mais encore limitée
L’application affiche déjà un socle solide. « Deux ans après le début de son déploiement et malgré 3,6 millions d’identités numériques créées, la carte d’identité virtuelle peine à s’imposer dans les usages du monde réel », souligne Le Parisien. Avec cette possibilité d’usage dans les aéroports, son adoption pourrait être accélérée.
Mais l’acceptation de l’application ne sera pas universelle. Hors espace Schengen, les règles internationales imposent souvent un passeport physique. L’application ne remplace ni le passeport ni les exigences des autorités étrangères. Pour un voyage long-courrier, elle ne suffira donc pas. Même en France, l’intégration dépendra des aéroports et des compagnies aériennes. La consigne nationale existe, mais la mise en œuvre peut varier.
