Le patron de la Maif, Pascal Demurger, alerte sur une nouvelle hausse des cotisations d’assurance en 2026. Après une progression de 8 % en 2025, les tarifs poursuivront leur ascension, conséquence directe de la flambée des sinistres climatiques et des émeutes urbaines.
Assurance : la Maif annonce une nouvelle hausse des cotisations en 2026

Le directeur général de la Maif a annoncé, au micro de RTL, le 17 septembre, que le prix des cotisations d’assurance augmenterait de nouveau en 2026. Bien que la hausse prévue soit inférieure aux 8 % enregistrés en 2025, elle confirme la tendance lourde qui frappe l’ensemble du secteur de l’assurance en France, confronté à une accumulation de sinistres coûteux.
Les raisons structurelles de la hausse des cotisations
Les cotisations d’assurance ne cessent de progresser sous l’effet de chocs externes qui fragilisent le modèle économique des assureurs. Les événements climatiques figurent au premier rang des causes. Pascal Demurger a rappelé que les catastrophes naturelles « coûtent extrêmement cher » et qu’elles alimentent mécaniquement la hausse des tarifs.
Les inondations de l’Ouest survenues en janvier et le cyclone Garance qui a frappé La Réunion en février ont déjà mobilisé d’importantes provisions. À ces sinistres climatiques s’ajoutent les émeutes, qui génèrent des indemnisations massives pour dégâts matériels. « Oui, les émeutes coûtent cher. Et oui, à la fin, ce sont les assureurs, et donc, fatalement, les assurés, à un moment donné, qui doivent en payer le prix », a reconnu Pascal Demurger sur RTL. L’assurance doit couvrir ces sinistres exceptionnels, ce qui pousse inévitablement les cotisations vers le haut.
Un niveau d’augmentation contenu mais inévitable
En 2025, les primes d’assurance ont progressé de 8 %, une hausse historique. Pour l’an prochain, le patron de la Maif tente de rassurer en indiquant que l’augmentation sera « inférieure à ces 8 % ». « Si les primes d’assurances ont augmenté de 8 % en 2025, pour l’année prochaine ce sera inférieur à ces 8 %, mais il y aura encore des augmentations », a-t-il précisé, cité par BFMTV.
Cette déclaration illustre une volonté d’amortir le choc pour les assurés. Toutefois, Pascal Demurger souligne que les coûts supportés par les compagnies continuent de croître rapidement, ce qui réduit les marges de manœuvre pour stabiliser les cotisations. Le dirigeant mutualiste prévient que la tendance concerne « d’une manière générale tout le marché », et pas uniquement la Maif.
Des conséquences directes pour les assurés
Si la hausse des cotisations d’assurance pèse sur le budget des ménages, le phénomène du renoncement reste encore limité. « Quelques sociétaires, même si cela reste assez marginal, sont contraints de regarder tout leur budget et éventuellement descendent un peu en gamme en assurances », a concédé Pascal Demurger, cité par BFMTV. Cette adaptation se traduit par une réduction des garanties ou une modification des franchises pour contenir la facture.
La pression économique incite donc certains assurés à arbitrer entre niveaux de protection et capacité de paiement. Les renoncements totaux demeurent rares, mais la dynamique actuelle fragilise l’accès équitable à l’assurance. Dans un contexte où les catastrophes naturelles et sociales se multiplient, la soutenabilité des cotisations devient un enjeu majeur pour le marché et pour la société.
