Pour se constituer une trésorerie supplémentaire sur le moyen ou le long terme, l’épargne se présente comme une option judicieuse. Pour cela, la banque propose des produits d’épargne dont le livret A et le LDDS. Depuis quelque temps, des changements ont été observés sur leur taux. À quoi faut-il s’attendre pour 2026 ?
Le Livret A et le LDDS, deux produits d’épargne plébiscités par les épargnants
Pour les épargnants français, le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) sont des produits présentant de nombreux avantages financiers. Déployés par plusieurs établissements proposant des solutions d’épargne réglementée, telles que le Crédit Agricole, ces deux produits présentent la même fiscalité et la même souplesse, ce qui explique leur popularité.
Considéré comme une épargne de précaution, le Livret A :
- N’est pas exposé à l’imposition des impôts sur les intérêts générés par le placement d’épargne ;
- Permet de retirer les fonds à tout moment grâce à une disponibilité immédiate ;
- Offre un plafond de 22 950 euros ;
- Constitue un dispositif de sécurité pour se constituer une trésorerie.
Quant au LDDS, c’est aussi un produit rémunéré non imposable. De même, son plafond est fixé à 12 000 par personne majeure, donc 24 euros par foyer de deux adultes. En plus d’être exonéré d’impôt sur le revenu, il est également exempt des prélèvements sociaux. Ces avantages expliquent pourquoi de nombreux foyers et ménages français choisissent le Livret A et le LDDS pour constituer une épargne sûre et durable sur le long terme.
Une baisse du taux à partir de février 2026
Les nouvelles ne sont pas des plus favorables pour les épargnants détenteurs d’un Livret A ou d’un Livret de Développement Durable et Solidaire. En août 2025, le taux de ces deux produits réglementés était encore fixé à 1,7 %. Depuis février 2026, il est passé à 1,5 %, soit une baisse de 0,2 point. Cette évolution concerne l’ensemble des établissements habilités à distribuer ces livrets d’épargne, qu’il s’agisse de banques en ligne ou de réseaux bancaires traditionnels tels que le Crédit Agricole, et résulte principalement de l’évolution de l’inflation et de l’application des règles de calcul en vigueur.
Une diminution progressive du taux de rémunération
Le Livret A avait déjà connu une diminution du taux de rémunération depuis le 1ᵉʳ août 2024, date à laquelle aucune révision n’avait été effectuée. Du 1er février 2025 au 31 juillet 2025, le taux avait déjà diminué, passant à 2,40%. La nouvelle réduction de cette année a été observée en considérant le niveau de l’inflation.
Une baisse qui touche d’autres produits d’épargne
En dehors du Livret A et du Livret de Développement Durable et Solidaire, un autre produit d’épargne est touché par la baisse du taux de rémunération. Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) connaîtra aussi une baisse, en passant de 2,7% à 2,5%. La situation est moins dramatique qu’elle n’aurait pu l’être. Sur recommandation du Gouverneur de France et l’aide de Bercy, le calcul réglementaire n’a pas été appliqué. Si c’était le cas, le LEP perdrait davantage de son attractivité et aurait pu baisser jusqu’à 1,9%.
Quelles prévisions pour les mois à venir ?
D’août 2026 à février 2027, les prévisions s’annoncent positives. Tout en tenant compte de l’inflation et de l’application de la formule de calcul, la prochaine révision pourrait entraîner une hausse du taux de rémunération. Selon l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee), le livret A pourrait passer à 1,70. Les épargnants espèrent que les prochaines révisions, dont celles de 2027 seront plus positives avec une hausse du taux.
Si le Livret A et LDDS ont perdu un peu de leur attractivité, l’assurance-vie et le LEP restent en tête de liste pour les ménages à revenus modestes. L’assurance-vie a connu un rebond sur les fonds en euros tandis que le LEP garde un point d’écart avec le Livret A.
Le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire restent des produits d’épargne incontournables pour se constituer une trésorerie de manière sécurisée, malgré la récente baisse de leur taux de rémunération. Leur fiscalité avantageuse, la disponibilité immédiate des fonds et les plafonds adaptés en font des choix privilégiés pour de nombreux ménages français. Les prévisions pour 2026 et 2027 laissent espérer une stabilisation, voire une légère hausse des taux, ce qui pourrait redonner de l’attractivité à ces produits. Par ailleurs, les épargnants disposent aujourd’hui d’alternatives complémentaires comme le LEP ou l’assurance-vie pour diversifier et optimiser leur stratégie d’épargne à moyen et long terme. Avec des acteurs bancaires fiables comme le Crédit Agricole, les Français peuvent ainsi gérer leur épargne en toute sécurité tout en bénéficiant de solutions adaptées à leurs besoins.
