L’officialisation de la candidature d’Anasse Kazib à la présidentielle de 2027 relance plusieurs polémiques entourant le militant d’extrême gauche. Parmi elles figure une procédure judiciaire engagée après des propos racistes tenus contre le journaliste et entrepreneur Radouan Kourak.
Candidat à la présidentielle, Anasse Kazib rattrapé par ses propos racistes visant Radouan Kourak

À 39 ans, le syndicaliste de SUD Rail veut porter les couleurs de Révolution permanente avec une candidature qu’il présente comme celle des travailleurs et du monde ouvrier. Déjà candidat en 2022, il n’avait toutefois pas réussi à franchir l’étape des 500 parrainages.
Son parti, issu d’une rupture avec le NPA, assure avoir renforcé son implantation locale et compte sur plusieurs dizaines de maires pour soutenir sa démarche. Une stratégie destinée à permettre au mouvement trotskiste de participer pleinement au scrutin présidentiel.
Mais la campagne s’ouvre dans un contexte délicat pour le candidat. Outre une affaire d’apologie du terrorisme liée à ses publications après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, Anasse Kazib est également visé par une procédure judiciaire après ses déclarations contre Radouan Kourak.
En juin 2025, il avait suscité une vague d’indignation après avoir qualifié le journaliste d’« Arabe qui lèche le sol ». Dans le même temps, il avait mis en cause la réussite financière, la fortune et le succès entrepreneurial de Radouan Kourak, laissant entendre qu’ils découleraient d’une forme de soumission. Des propos dénoncés comme racistes et qui ont conduit au dépôt d’une plainte avec constitution de partie civile pour injure raciste publique.
Le 2 juin, au lendemain de l’annonce de cette candidature, Radouan Kourak a réagi sur X. Il a dénoncé les attaques dont il a été la cible et rappelé qu’Anasse Kazib devra prochainement répondre de ses déclarations devant la justice.
Alors que le candidat de Révolution permanente tente de s’imposer dans une gauche radicale déjà fragmentée, ses adversaires estiment que ses controverses passées pourraient rapidement revenir au centre du débat politique.