Le chômage des jeunes reste étroitement lié au niveau d’études atteint. Selon les dernières données de l’Insee publiées le 17 février 2026, abandonner une formation expose nettement davantage au chômage, aux contrats précaires et à une insertion plus lente sur le marché de l’emploi.
Chômage des jeunes : l’abandon des études aggrave l’exclusion du marché du travail

Une nouvelle étude de l’Insee consacrée aux trajectoires éducatives des jeunes et à leur exposition au chômage. Le constat est clair : le lien entre études inachevées et chômage demeure puissant en France. En somme : terminer ses études reste une bonne manière de trouver un travail, bien que ce ne soit pas une issue certaine.
Chômage : le décrochage des études qui pèse lourd sur l’emploi des jeunes
D’après les données citées par Le Point, 19,7 % des 15-34 ans ont interrompu une formation au cours de leur parcours avant d’obtenir un diplôme en 2024. Autrement dit, près d’un jeune sur cinq a connu un abandon d’études, un facteur qui pèse lourdement sur le risque de chômage.
L’Insee résume l’enjeu en une formule sans ambiguïté : « Faire des études ne garantit pas un emploi, mais accroît les chances d’y accéder », souligne l’institut dans l’étude. La mécanique du chômage des jeunes est simple : le diplôme n’est pas un bouclier absolu, toutefois il réduit nettement la probabilité de se retrouver sans emploi.
En effet, plus le niveau d’études est élevé, plus l’accès à un CDI est rapide et plus le risque de chômage diminue. À l’inverse, l’abandon scolaire fragilise durablement l’insertion professionnelle, notamment lors des premières années sur le marché du travail.
Chômage des jeunes : près d’un quart des décrocheurs sans emploi
Le chômage frappe d’abord les jeunes sortis du système éducatif sans qualification complète. Selon BFMTV, « près d’un jeune sur quatre qui a définitivement abandonné ses études est au chômage et un sur cinq est en CDD ou en intérim ». C’est la double peine : chômage élevé et contrats précaires.
Ainsi, environ 25 % des jeunes ayant abandonné leurs études se retrouvent au chômage, tandis qu’environ 20 % occupent un contrat court, type CDD ou mission d’intérim. La probabilité d’accéder directement à un CDI s’en trouve mécaniquement réduite.
Ce phénomène s’observe surtout dans les premières années suivant la sortie du système éducatif. Les données de l’Insee montrent que l’insertion est d’autant plus fragile que le niveau d’études est faible. Or le chômage des jeunes se concentre précisément sur ces profils.
De plus, les contrats courts entretiennent un cercle vicieux. Un jeune en CDD enchaîne plus facilement des périodes d’inactivité, ce qui augmente son exposition au chômage. L’abandon des études agit donc comme un multiplicateur de risque, tant en matière d’emploi stable que de continuité professionnelle.
Études, insertion et chômage : une contrainte durable sur le marché du travail
Selon l’Insee, 23 % des jeunes sortis de formation initiale depuis un à quatre ans sont « contraints dans leur offre de travail » en 2023, c’est-à-dire en situation de chômage, de halo autour du chômage ou de sous-emploi. Ce taux souligne l’ampleur du phénomène. Autrement dit, près d’un quart des jeunes récemment sortis d’études subissent soit un chômage déclaré, soit une situation assimilée, comme le sous-emploi. Or cette proportion est plus élevée chez ceux qui ont interrompu leurs études sans diplôme complet. Le chômage des jeunes reste de plus structurellement supérieur à celui de l’ensemble de la population active. Les 15-24 ans affichent un taux de chômage nettement plus élevé que la moyenne nationale.
En conséquence, le diplôme joue un rôle de filtre. Les jeunes diplômés accèdent plus fréquemment à un CDI et à des postes qualifiés, tandis que ceux qui ont connu un abandon doivent souvent accepter un contrat court ou subir une période de chômage prolongée.
Les données officielles convergent : le chômage des jeunes demeure étroitement corrélé au niveau d’études. Si le diplôme ne garantit pas un emploi, il protège statistiquement contre le chômage. À l’inverse, l’abandon accroît le risque d’instabilité, de contrats courts et d’épisodes répétés sans emploi.
