La Banque de France fait état d’un déficit des transactions courantes de 2,7 milliards d’euros en septembre 2026, contre 1,4 milliard en août. La facture énergétique et les échanges de biens hors énergie expliquent l’essentiel de cette détérioration mensuelle.
Commerce extérieur : le déficit courant français se creuse à 2,7 milliards d’euros en septembre

Le déficit des transactions courantes de la France a atteint 2,7 milliards d’euros en septembre 2026, contre 1,4 milliard en août, selon les données de balance des paiements publiées le 6 novembre par la Banque de France. Le creusement de 1,3 milliard d’euros tient principalement aux échanges de marchandises, dont le solde négatif s’est accentué.
La facture énergétique augmente de 600 millions d’euros
Le déficit des échanges de biens passe de 5,1 milliards d’euros en août à 6,2 milliards en septembre, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Deux composantes se dégradent simultanément : le solde énergétique, déficitaire de 4,2 milliards d’euros après 3,6 milliards, et les biens hors énergie, dont le déficit atteint 2 milliards après 1,5 milliard.
Ces données montrent que l’alourdissement de la facture extérieure ne se limite pas aux achats d’énergie. Elles ne permettent toutefois pas, à elles seules, de distinguer précisément l’effet des volumes échangés de celui des prix pour chaque catégorie de marchandises.
Les services maintiennent un excédent de 4,9 milliards d’euros
Les échanges de services conservent un solde positif de 4,9 milliards d’euros. L’excédent des transports progresse de 400 millions d’euros, à 800 millions, mais cette amélioration est compensée par une baisse équivalente du surplus des autres services. Les services de voyages dégagent pour leur part un excédent de 2,3 milliards d’euros, contre 2,1 milliards le mois précédent.
Le solde des revenus, négatif de 1,5 milliard d’euros après 1,1 milliard en août, contribue également au déficit courant. La balance des paiements rassemble ainsi les échanges de biens et services, mais aussi les revenus et transferts avec l’étranger : elle ne doit pas être confondue avec le seul solde commercial des marchandises.
Sur douze mois, un déficit inférieur à celui de 2025
La détérioration observée en septembre contraste avec la comparaison annuelle. Sur les douze mois achevés en septembre 2026, le déficit courant cumulé ressort à 13,7 milliards d’euros, contre 15,8 milliards sur la période comparable achevée un an auparavant. L’excédent cumulé des services atteint 54 milliards d’euros, contre 46,8 milliards précédemment.
La Banque de France relève parallèlement, pour le compte financier, des mouvements importants d’investissements et de portefeuille. Ces flux financiers obéissent à des conventions comptables distinctes de celles du commerce extérieur et ne sauraient être interprétés comme des investissements productifs effectivement réalisés sur le territoire. Les prochaines données permettront de mesurer si le renchérissement de la facture énergétique observé en septembre se prolonge.