Dépôts bancaires : 12,7 milliards d’euros de moins en août, l’Île-de-France concentre le recul

Les dépôts bancaires recensés en France métropolitaine s’établissent à 2 880,8 milliards d’euros fin août 2026, contre 2 893,5 milliards un mois plus tôt, selon la Banque de France. L’Île-de-France représente l’essentiel de cette diminution, tandis que les encours des livrets ordinaires et réglementés progressent légèrement.

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By Last modified on 27 octobre 2026 14h46
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Dépôts bancaires : 12,7 milliards d’euros de moins en août, l’Île-de-France concentre le recul - © Economie Matin

Les dépôts bancaires recensés en France métropolitaine ont diminué de 12,7 milliards d’euros entre fin juillet et fin août 2026. Selon les données territoriales de la Banque de France publiées le 23 octobre, leur encours atteint 2 880,8 milliards d’euros, contre 2 893,5 milliards un mois auparavant, soit une baisse d’environ 0,4 %. Cette évolution concerne les dépôts de la clientèle non financière, y compris les entreprises et les non-résidents : elle ne mesure donc pas, à elle seule, l’épargne des ménages.

La comparaison des encours régionaux à fin août avec ceux à fin juillet fait apparaître une contraction particulièrement marquée en Île-de-France. Les chiffres sont bruts, non corrigés des variations saisonnières : ils décrivent des positions à deux dates et ne permettent pas d’attribuer le mouvement à un changement durable du comportement des déposants.

L’Île-de-France représente plus d’un tiers des dépôts recensés

Avec 1 037,6 milliards d’euros fin août, contre 1 048,1 milliards fin juillet, l’Île-de-France enregistre un recul de 10,5 milliards d’euros. La région rassemble toujours environ 36 % des dépôts du périmètre métropolitain couvert par cette statistique. À Paris, les encours passent de 574,6 à 565,1 milliards d’euros, soit une baisse de 9,5 milliards.

Cette concentration reflète notamment le mode de construction de la statistique : la Banque de France répartit les dépôts selon l’implantation géographique des guichets ayant traité les opérations, et non selon le lieu de résidence de chaque détenteur. La place financière parisienne pèse ainsi fortement dans la ventilation territoriale. Il serait erroné de lire les montants par département comme une mesure directe de la richesse de ses habitants.

Dans les autres grandes régions, les évolutions sont plus contrastées. L’encours d’Auvergne-Rhône-Alpes s’établit à 308,7 milliards d’euros, contre 309,8 milliards en juillet. En Nouvelle-Aquitaine, il passe au contraire de 208,6 à 209,6 milliards. Les Hauts-de-France reculent de 168,9 à 168,1 milliards, tandis que la Bretagne reste presque stable, à 135,3 milliards après 135,2 milliards.

Les comptes courants reculent, les livrets résistent

La ventilation par produit apporte une autre lecture. Les comptes ordinaires créditeurs totalisent 1 103,2 milliards d’euros à fin août, contre 1 113,6 milliards en juillet, soit 10,4 milliards de moins. Les comptes à terme passent de 612,1 à 608,3 milliards d’euros.

À l’inverse, la catégorie des « autres livrets », qui comprend notamment les livrets A, les livrets bleus, les livrets jeunes et les livrets ordinaires, augmente de 679,6 à 682,2 milliards d’euros. Les livrets d’épargne populaire (LEP) atteignent 82,7 milliards, contre 82,6 milliards en juillet. Ces mouvements ne suffisent toutefois pas à isoler les versements, les retraits ou les intérêts capitalisés sur chacun de ces produits.

Une photographie bancaire dont le périmètre doit être respecté

La centralisation financière territoriale de la Banque de France couvre les opérations d’environ 300 banques adhérentes à la Fédération bancaire française. Elle exclut notamment les dépôts auprès du Trésor public, ceux collectés par la Caisse des dépôts et consignations et les encours des départements d’outre-mer. Elle ne recouvre donc pas l’ensemble des agrégats monétaires nationaux.

La Banque de France précise également que des changements dans les réseaux bancaires peuvent influer sur les variations mensuelles. Pour les banques comme pour les observateurs de l’épargne, ces données décrivent surtout la répartition géographique et la composition des dépôts à une date donnée, avec une place prépondérante des comptes ordinaires et de l’Île-de-France.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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