Une détérioration entretenue de la communication en public

Dans le contexte actuel, en particulier quels que soient les sujets, les domaines les centres d’intérêts et la qualité des intervenants, la relation dans les échanges publics est catastrophique. Des forteresses à la limite du légal protègent le comportement de ces auteurs qui s’arrogent le droit d’ignorer leur voisinage et en général leurs interlocuteurs.

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By Jacques Martineau Published on 17 février 2026 5h30
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communication, entreprise, changement,s trategie, 2024, prédictions - © Economie Matin
93%En 2023, 93 % des ménages français avaient accès à Internet.

On les trouve parmi les responsables ou dirigeants, dans le public ou le privé. Ce sont aussi des femmes ou des hommes politiques auxquels s’ajoutent les journalistes et certaines élites intellectuelles.

L’impact de la relation aux autres dans la vie active

Depuis toujours les personnes qui communiquent, vivent ou travaillent ensemble, le font dans un contexte hiérarchisé, « réel » ou « virtuel ». Ce contexte avec le milieu, entreprise, société et politique qui l’entoure constitue avec son passé la signature du « système ». Cela entraîne inévitablement des attitudes de rejet. A l’origine de ces attitudes, le culte de l’« ego », les rivalités d’influence, les luttes de pouvoir, les domaines privés et la proclamation d’intérêts divergents.

Les journalistes et les éditorialistes, les acteurs et les écrivains, comme les politiques et les « nantis » de notre société sont confrontés aux « autres » en permanence et potentiellement en concurrence entre eux. La plupart de ces personnages, qui veulent s’afficher avec une « grande culture » apparente font trop souvent preuve d’une inculture psychologique désastreuse. Leur seul souci demeure de sauver et/ou de renforcer leur « image ».

Des comportements psychologiques bien identifiés

On peut citer : juger sans connaître, rejeter sans s’informer, ignorer volontairement, ne pas décider ou le faire arbitrairement, privilégier certains aspects d’un problème au détriment de la vérité. Avec le souci permanent du paraître pour la plupart de nos interlocuteurs, il existe une multitude de jeux de position. L’origine, le métier, l’argent, l’intérêt, les complexes d’infériorité ou de supériorité, la vérité ou le mensonge nourrissent la panoplie et altèrent la communication. C’est là que la maîtrise de la psychologie des relations joue un rôle essentiel et affiche son caractère multidirectionnel.

Dans la pratique, deux comportements émergent : l’un, le désengagement qui conduit très vite le responsable, ou celui perçu comme « tel », à devenir un observateur neutre, partisan du laisser-faire ; l’autre, la tendance dirigiste qui censure l’activité et l’expression individuelle ou collective, soumise à l’expression exclusive de celui qui s’affuble de l’habit psychologique de « pseudo-leader ». Le « je », méprisant voire menaçant, caractérise les plus agressifs. C’est une signature indélébile dans l’échange permanent.

Respect et confiance pour favoriser l’échange

À tout moment, il faut être en mesure de s'interroger sur le savoir-être en relation. C’est ce type de comportement et d’attention qui peut favoriser le contact et inciter au dialogue. Il est important de distinguer le « face à face » de l’expression en public, comme de la participation à des discussions et à des débats sur des sujets variés, dans des contextes différents. Ne parlons pas des milieux politiques ou de nos « élus » comme nos dirigeants au « pouvoir », leurs attitudes psychologiques, suivant le contexte des propos, seront toujours sujettes à de nombreuses remarques qui peuvent être aussi pertinentes…

Chacun y trouve son compte

Trop souvent et surtout en période électorale, le mépris, les moqueries, les suffisances, les humiliations et les caricatures desservent en continu les relations à tous les niveaux et partout. Même s’il ne s’agit que d’une minorité d’individus, de dirigeants d’entreprises, responsables hiérarchiques, de femmes ou d’hommes politiques au pouvoir, ils sont à la « Une » de l’actualité et des médias. Confondant « humour » et « railleries », quelques journalistes « politiques à la carte » et certains « pamphlétaires amateurs » leur emboîtent le « pas » en se régalant dans une « comédie humaine insensée » où l’avenir de la France n’est pas à l’ordre du jour. Cette détérioration de la communication est entretenue. Tous ces usagers n’ont pas le talent ou le professionnalisme d’un « Canard enchaîné » mieux informé…

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Après un long parcours scientifique, en France et outre-Atlantique, Jacques Martineau occupe de multiples responsabilités opérationnelles au CEA/DAM. Il devient DRH dans un grand groupe informatique pendant 3 ans, avant de prendre ensuite la tête d'un organisme important de rapprochement recherche-entreprise en liaison avec le CNRS, le CEA et des grands groupes du secteur privé. Fondateur du Club Espace 21, il s'est intéressé aux problèmes de l'emploi avec différents entrepreneurs, industriels, syndicalistes et hommes politiques au plus haut niveau sur la libération de l'accès à l'activité pour tous. Il reçoit les insignes de chevalier de l'Ordre National du Mérite et pour l'ensemble de sa carrière, le ministère de la recherche le fera chevalier de la Légion d'Honneur.

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