La Dodge Charger fait son grand retour en Europe après quinze ans d’absence. Stellantis propose cette icône américaine en versions thermique et électrique, distribuée par KW Automotive via un réseau de concessions déjà établi pour les pick-ups RAM.
Stellantis annonce l’arrivée de la Dodge Charger en Europe
La Dodge Charger reconquiert l'Europe après quinze ans d'exil
Stellantis relance l'offensive européenne de sa marque américaine Dodge avec le retour de la Charger, absente du Vieux Continent depuis 2009. Cette berline sportive, qui fête ses soixante ans d'existence, débarque avec une stratégie inédite : proposer simultanément des motorisations thermiques et électriques pour séduire une clientèle européenne aux attentes diversifiées.
L'importateur KW Automotive, basé à Bremerhaven, orchestrera cette offensive depuis l'un des principaux ports européens d'importation automobile. Cette structure, qui distribue déjà les pick-ups RAM de Stellantis via dix concessions françaises, dispose de l'infrastructure nécessaire pour relever ce défi commercial.
Une huitième génération entre tradition et révolution technologique
Cette nouvelle mouture perpétue l'ADN muscle car américain tout en intégrant les technologies contemporaines. Selon Stellantis, cette huitième génération fait progresser la formule vers une nouvelle génération de conducteurs sans renoncer au caractère emblématique de la marque.
La plateforme STLA Large, commune aux versions électriques et thermiques, illustre l'approche rationalisée du constructeur. Cette mutualisation technologique permet d'optimiser les coûts de développement tout en proposant une gamme cohérente aux clients européens.
Les versions Daytona électriques visent les sommets
Les déclinaisons électriques, baptisées Daytona en hommage au circuit mythique, embarquent une batterie de 100,5 kWh associée à deux moteurs et une transmission intégrale de série. La version d'accès R/T développe 503 chevaux, tandis que la Scat Pack culmine à 640 chevaux, des performances qui placent cette berline au sommet du segment sportif.
L'autonomie oscille entre 520 et 640 kilomètres selon la configuration, des chiffres prometteurs pour convaincre une clientèle européenne encore réticente face aux muscle cars électriques. Cette offensive technologique s'accompagne d'enjeux économiques majeurs pour Stellantis, notamment après les turbulences liées aux droits de douane américains.
L'adieu au V8 au profit du moteur Hurricane
Les versions thermiques de la Dodge Charger abandonnent définitivement l'iconique V8 pour adopter le moteur « Sixpack », un 6 cylindres 3,0 litres biturbo Hurricane. Cette motorisation développe 420 chevaux en configuration standard et grimpe à 550 chevaux dans sa variante Scat Pack High Output, tout en respectant les normes européennes d'émissions.
Cette transition technologique s'avère délicate outre-Atlantique. D'après 20 Minutes, la version électrique Daytona n'a écoulé que 240 unités au premier trimestre 2026 aux États-Unis, tandis que la variante thermique Sixpack séduisait seulement 1 672 acheteurs, des scores dérisoires comparés aux performances de l'ancienne génération.
Un positionnement premium assumé
Les homologations européennes restent en cours, mais les premières estimations évoquent un ticket d'entrée proche de 100 000 euros pour les versions électriques. Ce positionnement premium reflète la volonté de Stellantis de transformer cette voiture en produit d'exception plutôt qu'en modèle de volume.
Quatre déclinaisons de la Dodge Charger structurent l'offre : la R/T thermique de 420 chevaux, la Scat Pack thermique de 550 chevaux, la Daytona R/T électrique de 503 chevaux et la Daytona Scat Pack électrique de 640 chevaux. Cette gamme étendue vise à satisfaire des profils d'acheteurs variés, des nostalgiques du thermique aux early adopters de l'électrique.
