Depuis le 1er août 2025, le calcul de vos factures d’électricité n’est plus le même. Des taxes ont augmenté, compensées par certaines baisses. Cependant, certains consommateurs verront la note grimper.
Électricité : quels changements depuis la réforme du 1er août 2025 ?

Des changements importants sur les taxes sur l’électricité au 1er août 2025
Le 1er août 2025 a marqué un tournant silencieux mais redoutablement efficace pour des millions de foyers français : l’État a opéré un réajustement fiscal majeur dans la tarification de l’électricité. Officiellement, la manœuvre se veut équilibrée : une taxe baisse, une autre grimpe. Dans les faits, ce sont les usagers qui en supportent les secousses, sans toujours comprendre ce qui, dans leur facture, relève de l’énergie… et ce qui provient de Bercy.
Le gouvernement aurait-il trouvé une nouvelle méthode pour augmenter sans annoncer ? En tout cas, comme l’indique Selectra, en abaissant l’accise (anciennement CSPE) de 33,70 à 29,98 euros/MWh, on pourrait croire à une détente bienvenue. Pourtant, cette baisse intervient au moment précis où la TVA est généralisée à 20 % sur toute la facture, y compris l’abonnement, auparavant taxé à 5,5 %.
Ainsi, la part de TVA annuelle atteint désormais 204,88 euros pour un foyer moyen, tandis que l’accise représente 179,88 euros. L’effet conjugué de ces deux taxes constitue donc une pression fiscale importante, à peine masquée par la sémantique.
Qui est pénalisé ?
Les défenseurs de la réforme mettent en avant l’unification des taux de TVA comme un geste de lisibilité. Très bien. Mais qui paie plus ? Les petits consommateurs, ceux qui, jusqu’alors, bénéficiaient d’une taxation allégée sur leur abonnement. Cette suppression du taux réduit revient à imposer davantage ceux qui consomment peu, ce qui va à rebours des objectifs de sobriété énergétique, selon les détracteurs de la mesure. De plus, aucune mesure réellement redistributive n’a été mise en œuvre. L’électricité reste aussi imposée que les énergies fossiles, sans aucune modulation incitative pour les ménages économes.
Au bas de la facture se niche une autre subtilité : la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA). Rarement questionnée, elle finance les droits spécifiques de retraite des anciens salariés des régies publiques. Son montant annuel moyen ? 21,81 euros. C’est peu, mais tout le monde la paie. Et cette dernière fait, elle aussi, augmenter la facture.
