Les inégalités de revenus entre femmes et hommes se répercutent sur leur capacité d’épargne, avec seulement 63% des femmes qui épargnent contre 74% des hommes. L’épargne devient ainsi un levier essentiel d’autonomie financière pour réduire ces écarts.
Épargne et autonomie financière : un enjeu clé pour l’égalité femmes-hommes

Le mois de mars, marqué par la Journée internationale des droits des femmes, nous rappelle chaque année que l’égalité entre les femmes et les hommes se joue sur de nombreux terrains, notamment financier. Dans ce contexte, la capacité à épargner demeure un marqueur essentiel de l’autonomie financière.
Les chiffres publiés ces dernières semaines sont éclairants. En France, les femmes continuent de disposer de revenus inférieurs à ceux des hommes et ces écarts s’accumulent tout au long de la vie. Selon une étude récente, une femme née en 2000 pourrait percevoir en moyenne près de 393 000 euros de revenus en moins sur l’ensemble de sa vie si les tendances actuelles se poursuivent, en tenant compte des salaires, de l’épargne et des pensions de retraite(1).
Un rapport à l’argent encore discret
Les études montrent que le rapport des femmes à l’argent reste parfois plus réservé que les hommes. En effet, près de quatre femmes sur dix déclarent ne jamais parler d’argent avec leurs collègues, signe que ce sujet demeure encore tabou dans certains environnements professionnels4.
Néanmoins, les femmes suivent souvent leurs finances avec beaucoup de rigueur. Mais elles se déclarent plus nombreuses que les hommes à ne pas se sentir suffisamment armées pour gérer leurs placements ou investir. Autrement dit : l’intérêt est là, mais la confiance doit encore progresser.
Une capacité d’épargne encore inégale
Sans surprise, ces différences de revenus se répercutent directement sur l’épargne. Aujourd’hui, 63 % des femmes déclarent épargner, contre 74 % des hommes(2).
Au-delà du montant, c’est aussi le rapport à l’épargne qui diffère. Les femmes privilégient souvent des placements sécurisés et disponibles, comme les livrets ou les fonds garantis. Cette approche traduit une gestion prudente, mais elle peut parfois limiter les perspectives de valorisation sur le long terme. Cette prudence financière s’explique aussi par des contraintes concrètes : des revenus plus modestes et des dépenses quotidiennes plus fréquemment assumées.
Résultat : à long terme, le patrimoine des hommes reste en moyenne supérieur d’environ 15 % à celui des femmes(3).
L’épargne comme levier d’autonomie
Face à ces constats, une conviction s’impose : l’épargne est un levier d’émancipation économique. Mettre de l’argent de côté permet de faire face aux aléas, de financer ses projets et de préparer l’avenir. Les acteurs de l’épargne ont donc un rôle clé pour rendre ces solutions accessibles et compréhensibles, notamment à travers des produits simples comme les super-livrets qui constituent souvent le premier pas vers une gestion financière plus structurée.
Chez Distingo Bank, cette approche repose sur des solutions lisibles et accessibles, qui permettent de se constituer progressivement une épargne et favoriser son autonomie financière.
Si les inégalités économiques résultent de mécanismes complexes, un levier demeure essentiel : permettre à chacun et chacune de mieux comprendre et utiliser l’épargne pour sécuriser son avenir et gagner en liberté. Et si l’épargne devenait, plus que jamais, un outil d’autonomie pour les femmes ?
1 Allianz Research, étude « Closing the Gender Income Gap : From Paycheck to Pension », mars 2026.
2 Cercle de l’Épargne – Malakoff Humanis, étude « Épargne : quels enjeux pour les femmes ? », mars 2026.
3 Cercle de l’Épargne – données INSEE sur les écarts de revenus et la répartition de l’épargne au sein des ménages.
4 Baromètre ViveS « Les femmes et l’argent – Le temps, c’est de l’argent », Viavoice, mars 2026.
