Comme pour le Covid nous affronterons la crise énergétique « en Européens »… ce qui ne veut rien dire mais c’est un bel élément de langage qui véhicule implicitement le discours que, ensemble, nous serons plus forts. Tout cela est aussi faux que bidon mais cela fait bien et donne à nos mamamouchis l’impression de maitriser la situation ce qui es évidement faux.
L’Europe étudie la possibilité du rationnement de carburant !

Nous avons donc en Europe un camarade commissaire européen en charge à l’énergie.
Son intitulé de poste gagnerait en précision en disant commissaire à l’énergie qu’ils nous coupent ! Quand on se prive du gaz russe, puis du pétrole russe, puis que l’on se coupe aussi du nucléaire parce que ce n’est pas bien, puis que l’on se coupe de l’énergie hydroélectrique en supprimant les barrages, c’est plutôt un camarade commissaire à la suppression de l’énergie. Je ne vous parle même pas des taxes carbone et autres punitions sur les carburants fossiles et ce qui devait arriver arriva… nous allons connaître une pénurie, conséquence logique d’une politique absurde menée par des technocrates qui pensent qu’ils peuvent administrer l’économie et que tout se passera bien.
Alors cette crise en Iran tombe très bien pour eux, car elle va permettre de justifier un massacre économique, une crise terrible et effroyable, des pénuries en cascades que nous aurions eu quand même mais dans un peu plus longtemps.
Le camarade commissaire européen à l’énergie est donc l’auguste Dan Jorgensen et il vient de donner un interview au Financial Times.
« Nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire »… Bravo. Seul un camarade commissaire pouvait avoir une analyste aussi remarquable et d’une telle profondeur.
Une crise durable… vue qu’elle dure, c’est sûr…
« L’Union européenne se prépare à une crise énergétique durable liée à la guerre au Moyen-Orient, en envisageant toutes les options, y compris le rationnement et l’utilisation accrue des réserves stratégiques, face à une crise qui pourrait durer dans le temps, face à une hausse prolongée des prix et à des risques sur l’approvisionnement ».
Le commissaire européen à l’énergie, Dan Jorgensen, a averti: « ce sera une crise longue… les prix de l’énergie resteront élevés pendant très longtemps », ajoutant que pour certains produits essentiels « nous nous attendons à ce que la situation soit encore pire dans les semaines à venir ».
« Le discours et les mots que nous utilisons sont plus graves aujourd’hui qu’au début de la crise », « nous sommes convaincus que cette situation va perdurer et que les pays doivent s’assurer de disposer des ressources nécessaires ».
Même si l’Union européenne n’est « pas encore confrontée à une crise de sécurité d’approvisionnement », elle se prépare activement aux conséquences à long terme du conflit.
Dans ce contexte, l’UE se dit prête à anticiper les scénarios les plus critiques. « Nous nous préparons aux pires scénarios », a affirmé Jorgensen, tout en précisant que le rationnement de carburants comme le diesel ou le kérosène n’était « pas encore » à l’ordre du jour. Il a insisté sur la nécessité d’anticiper: « Mieux vaut prévenir que guérir ».
Pénuries = rationnements !
Tout ceci est très logique et l’on peut parfaitement l’anticiper.
Le problème c’est que nous importons du pétrole brut mais aussi des produits raffinés directement du Golfe comme du kérosène ou du diesel !
Pour l’essence (Sans Plomb 95/98), la France par exemple n’est pas dépendante du golfe Persique. En réalité, la France produit plus d’essence qu’elle n’en consomme. Nous exportons de l’essence raffinée c’est d’ailleurs pour cela qu’elle coûte actuellement beaucoup moins cher que le diesel dont nous importons du Golfe 30 à 40 % de notre consommation, ce qui veut dire que dans les prochains jours nous allons tout simplement manquer de diesel pour nos usages quotidiens. La pénurie est déjà inévitable. Il y aura donc ajustement par la hausse des prix et par une forme de rationnement.
Mais, là encore ce n’est qu’une face d’un même problème. On va commencer à préparer les opinions publiques aux rationnements et aux limitations pour éviter au mieux la panique ce qui accélère les pénuries, mais on ne les évitera quand même pas. Le problème c’est également et vous l’avez compris, toutes les conséquences en chaîne. Agriculture, alimentation, production agro-alimentaire, tous ces processus nécessitent beaucoup d’énergie. Le mois d’avril sera très dur et le mois de juin terrible si la guerre ne cesse pas dans les prochaines heures.
Je vous explique tout dans le dossier qui est en ligne dans vos espaces lecteurs « Inflation et 12.5 % et pénuries, préparez-vous au choc imminent ». Qu’est-ce qui va manquer, qu’est-ce qui va coûter plus cher, quels actifs acheter, le comportement de l’or, qu’est-ce que l’on va pouvoir « substituer » et avec quel surcoût, à quelle vitesse, quelles seront les pénuries en « net de substitution » et de nos « stocks » ? Nous avons de 3 mois à 18 mois de stocks en fonction des produits dans nos chaînes de productions et logistiques. Vous avez 3 semaines au mieux avant que les stocks libérés n’arrivent à échéance. Ce sera donc pour fin avril début mai. Pour vous abonner aux lettres et aux dossier Stratégies, et télécharger votre dossier, tous les renseignements se trouvent ici.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !